La fracturation hydraulique pointée du doigt au Canada

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Les pouvoirs publics canadiens viennent de reconnaître que les séismes d'amplitude importante enregistrés dans le pays en juillet 2014 et août 2015 sont bel et bien à mettre sur le compte de la fracturation hydraulique. Un "record mondial' estiment même certains qui pointent du doigt les répercussions nocives de la technique. L'occasion pour le secteur d'accélérer le processus de mise au point de techniques alternatives ?

Un tremblement de terre de magnitude 4,4 en août 2014 qui fait suite à un autre séisme de magnitude 3,9 sur l'échelle de Richter...la Colombie-Britannique dans le nord du Canada a ainsi connu quelques remous terrestres conséquents. La cause ? la fracturation hydraulique à n'en point douter, comme l'a par ailleurs déclaré la très sérieuse commission de réglementation de l'industrie pétrolière et gazière de la province, la BC oil and gaz commission. Il aura certes fallu un an pour qu'une telle déclaration intervienne (le 26 août dernier) à la télévision canadienne mais force est de constater que personne n'est venu contester la relation de cause à effet entre l'activité d'extraction du gaz de schiste dans cette région et les séisme engendrés.

Des séismes provoqués donc par la fracturation hydraulique qui rappelons-le consiste à injecter dans la roche-mère des fluides (eau, sable et produits chimiques) à haute pression afin de fracturer la couche de roche, permettant ainsi de libérer le gaz emprisonner jusqu'à là.

Plus encore, de nouvelles secousses importantes sont récemment advenus : le 17 août dernier pour une magnitude de non moins de 4,6 cette fois. Le lien de causalité est tellement avéré que la société énergétique en charge des opérations d'extraction du gaz de schiste en a même arrêté ses activités.

Et si ces derniers séismes à la force conséquente sont bel et bien le fruit du fracking (fracturation hydraulique), de nombreux autres ont été également régulièrement enregistrés dans le pays. Dès lors, il devient urgent pour l'ensemble de la filière de trouver une alternative crédible à la fracturation hydraulique, une alternative technique permettant de réduire significativement son impact environnemental.

Fluoropropane et hydrogel, les deux pistes du moment

Les séismes imputés à la technique de la fracturation hydraulique ne doivent pas être un frein au développement de la filière, mais plutôt une façon de rebondir en proposant des solutions de remplacement crédibles et moins impactantes sur l'environnement. C'est tout le sens du travail réalisé depuis quelques années par des équipes de chercheurs installés notamment aux Etats-Unis et qui œuvrent sur la mise au point de l'emploi soit du fluoropropane soit d'un hydrogel en guise d'alternative.

Le fluropropane est en substance un gaz qui permet de ne pas solliciter l'utilisation de sables et de produits chimiques tout en pouvant être totalement récupéré. L'hydrogel testé à l'heure actuelle présente pour sa part l'avantage d'une faible nocivité environnementale également. Autant de pistes qui permettraient de ne plus avoir recours au fracking. Et avec les récents "aveux" de la profession, il y a fort à parier que ces deux techniques (et d'autres à venir) seront promises à un bel avenir. D'autant qu'il n'est pas question d'arrêter l'exploitation du gaz de schiste à proprement parler tant elle représente d'importantes mannes financières et de réserves plus que conséquentes en gaz avec les effets bénéfiques que cela inclue : indépendance énergétique, recettes commerciales importantes et entrées d'investissements dans les pays s'étant lancé dans l'activité.

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