Le gaz de schiste d'Argentine attend les investissements étrangers

Gaz de schiste  Argentine

Malgré un potentiel monumental en termes de réserves de gaz de schiste, l'Argentine ne peut à elle-seule l'exploiter. Mais vu l'attrait sans commune mesure de ce marché, nul doute que l'activité débutera dans le court terme.    

C'est un rapport publié par l'EIA (Energy Information Administration) américaine qui est en train de rebattre les cartes de l'énergie mondiale. Car selon cette administration, l'Argentine serait tout simplement le 2ième pays au monde en termes de réserves de gaz de schiste. La première place revient à la Chine mais l'Argentine dépasserait ainsi largement les Etats-Unis et l'Algérie qui pourtant ne sont pas en reste niveau quantités. Mais en l'état actuel des choses, aucun puits n'a été foré, aucune extraction du fameux gaz capturé profondément sous terre. La faute d'une part à une économie argentine qui patine et de l'autre à un contexte législatif pas adapté jusque là. Car du point de vue économique, l'Argentine se relève tout doucement de sa faillite de 2201, la croissance est plus qu'en berne, l'inflation très élevée et l'emprunt de plus de 16 milliards de dollars contracté récemment par le pays servira d'abord à rembourser ses créanciers.

L'Argentine a ainsi un lourd, très lourd, besoin d'investissement. Des investissements que le pays ne peut donc se permettre. Et pourtant, pour parvenir à bénéficier du plein potentiel gazier du pays, des fonds plus que conséquents sont nécessaires pour mettre sur pied toutes les infrastructures nécessaires pour l'exploitation du gaz de schiste. L'Argentine dispose déjà de réserves de gaz qu'elle exploite. Du gaz naturel qui lui permet de satisfaire à peine plus de la moitié de la demande intérieure (52%), l'obligeant alors à en importer de Bolivie et de Trinité-et-Tobago. En passant la vitesse supérieure sur le gaz de schiste, le pays changerait alors de statut : passant d'importateur net à énorme producteur mondial. 

Pour préparer le terrain, le gouvernement argentin a toutefois modifié quelque peu la législation en vigueur. En l'occurrence la loi de 1967 portant sur les hydrocarbures. En la modifiant, l'état argentin autorise de facto la venue d'entreprises étrangères dans le but d'exploiter les gisements de gaz de schiste.

Avec ce contexte réglementaire assouplie, il y a fort à parier que les candidats que sont les grandes compagnies gazières et énergétiques mondiales se bousculent à la porte de cet immense pays d'Amérique Latine grand comme cinq fois la France.

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