Au Québec, le gaz de schiste permettrait de faire vivre des agriculteurs

Gaz de schiste  Québec

C'est une autre vertu de l'exploitation du gaz de schiste au Québec : d'importantes rentes à destination des agriculteurs de la Belle Province. Une étude menée par l'Institut Economique de Montréal le démontre. En attendant les résultats de la commission d'études sur la faisabilité de l'exploitation du gaz de schiste au Québec, d'autres provinces en profitent déjà.

Youri Chassin, auteur de l'étude publiée récemment par l'Institut Economique de Montréal (IEDM) rappelle en préambule que le Québec dénombre non moins de 34 puits de gaz de schiste. Mais pour le moment le Québec est toujours en attente de la levée probable du moratoire sur la question de l'exploitation. La principale raison étant les probables effets nocifs sur l'environnement qu'engendrerait un déploiement à grande échelle.

Reste que selon l'étude de l'IEDM, ce moratoire a exclu de facto toute possibilité de gains financiers pour les populations locales. Car si on imagine que les recettes du gaz de schiste iront en premier lieu aux sociétés spécialisées sur la question, on oublie alors les substantielles retombées financières pour les agriculteurs... Youri Chassin explique dans sa note que bon nombre de gisements de gaz de schiste au Québec se situent sous des terres agricoles, et que leurs propriétaires en tirerait ainsi une précieuse rente.

Pour étayer son argument, Youri Chassin prend l'exemple d'une province canadienne où l'exploitation du gaz de schiste est autorisée : l'Alberta.

Dans cette province, un puits a été creusé par une société spécialisée (Talisman Energy) sur les terres d'un agriculteur. En contrepartie, un contrat de rente de 39 années a été conclu avec lui, lui assurant par là de confortables revenus complémentaires. Plusieurs milliers de dollars annuels sont reversés à l'agriculteur, lui donnant la possibilité d'investir dans sa ferme, de moderniser son équipement. Une pratique des plus courantes par ailleurs dans ce coin du pays.  

Une étude qui tempère les craintes quant à l'environnement

Il s'agit du deuxième volet de cette enquête : les impacts négatifs de l'exploitation du gaz de schiste sur l'environnement. Selon l'IEDM, sur les 11 500 puits exploités dans le nord des Etats-Unis, seulement 40 ont présenté des incidents à la portée limitée de surcroît. Et pour l'Alberta, 91 fuites ont été recensées sur les 260 000 puits que compte la province canadienne.

Plus encore, l'étude pointe du doigt le fait qu'aucun de ces événements n'a fait courir un quelconque risque tant sur les hommes que sur l'environnement.

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