Parallèle entre les gaz de schiste et le gaz de Lacq

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En 1951, on découvre une réserve immense de gaz enterrée à proximité de la commune de Lack, dans le Béarn. Malgré les difficultés techniques et les opposants à son exploitation, la Société nationale des pétroles d’Aquitaine (SNPA) persévère et devient la plus grande usine de gaz d’Europe, pour devenir Elf Aquitaine puis s’associer à Total. Un développement qui a de quoi faire rêver les compagnies actuelles s’intéressant au gaz de schiste.

La présidente du Medef Laurence Parisot, expliquait à propos du gaz de schiste, qu’une « politique de croissance passe toujours par l’acceptation du progrès scientifique ». « Pourquoi le progrès scientifique ne nous permettrait-il pas d’améliorer le mécanisme de fracturation hydraulique pour accéder au gaz de schiste ? », demande-t-elle.

La confiance dans les progrès scientifiques et techniques accompagne sans doute le développement économique mais présente aussi des risques. Pour de nombreuses sociétés pétrolières et gazières, l’histoire du gaz de Lacq illustre une époque où le progrès et la croissance allaient de pair, mais désormais révolue.

En décembre 1951, on découvrait 260 milliards de mètres cubes de gaz, à proximité de la commune de Lac, dans le Béarn dans la région Pyrénées-Atlantiques. Mais cette immense ressource se situait à plus de 3 000 mètres de profondeur et présentait à l’époque de nombreuses difficultés technologiques. Ce gaz était de plus riche en hydrogène sulfuré, produit extrêmement corrosif.

Face à ces difficultés, les experts américains concluent eux-mêmes que cette ressource est inexploitable. Nombreux sont alors ceux qui veulent simplement boucher ce puits et laisser cette réserve, considérée toxique et dangereuse.

Mais la Société nationale des pétroles d’Aquitaine (SPNA) fait preuve de persévérance et arrive à concevoir un nouvel acier capable de résister à la corrosion. Elle imagine également un procédé efficace pour la désulfuration du gaz. En 1957, la SPNA devient la plus grande usine de gaz en Europe, pour ensuite devenir la compagnie Elf Aquitaine et former après la base des activités d’exploration de la compagnie Total.

Aujourd’hui, les sociétés pétrolières en sont sûres. Si le gaz de Lacq était découvert aujourd’hui, son exploitation serait interdite. L’industrialisation de toute une région et la création d’une filière pétrolière et gazière nationale n’auraient ainsi pas pu voir le jour.

Il est difficile de ne pas faire un certain rapprochement avec la situation actuelle face au gaz de schiste. La France posséderait les premières réserves d’Europe. Il y a évidemment des risques, mais il est sans doute possible d’améliorer et maîtriser la technique de la fracturation hydraulique.

C'est là l'argument avancé par ceux en faveur de l’exploration et exploitation du gaz de schiste; qui en sont convaincus, mais ils rappellent aussi que la première condition est de s’autoriser à chercher, comme le font les Etats-Unis, la Pologne ou la Chine.

Réactions et commentaires
Les écologistes n'ont pas d'argument, ils n'ont que des croyances...
La raison et le principe de réalité leur est aussi étranger que l'était la justice au moment de l'inquisition.
Je ne pensais pas que le nouveau roi de France ( François II) faisait partie de la secte.
Michel | Le 08 novembre 2012 à 21:23:06
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