Le PDG de Shell demande à l’Europe de réfléchir au gaz de schiste

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Dans une interview accordée au journal finlandais Tekniikka & Talous, Jorma Ollila, PDG de la compagnie pétrolière Royal Dutch Shell, incite l’Europe à réfléchir aux opportunités que peut apporter le gaz de schiste, en particulier en termes de compétitivité.

L’Europe, en retard par rapport aux USA ou à l’Asie concernant le gaz de schiste, pourrait perdre la bataille de l’efficacité économique selon le PDG de Shell. Avec la crise économique qui s’enlise, perdre cette bataille ne serait guère d’une grande aide pour les pays européens.

« L’Europe doit rendre sa politique énergétique plus compétitive » estime M. Ollila qui prend en exemple les effets bénéfiques sur l’économie et l’industrie que l’extraction du gaz de schiste a eus, ces dernières années, outre-Atlantique. « [Le gaz de schiste] permet une énergie peu coûteuse et des coûts de production réduits. »

Shell, qui continue ses investissements dans le gaz de schiste en Chine et surtout en Europe, la compagnie vient de signer un contrat d’une valeur estimée à 10 milliards de dollars pour l’extraction en Ukraine, vise sans doute le marché français, bloqué par le moratoire voté le 13 juillet 2011.

Pour Ollila, la relève des énergies renouvelables ne peut avoir lieu, de manière significative, avant 2040 voire 2050. Le gaz de schiste pourrait permettre de baisser les émissions de CO2 d’ici là, la combustion du gaz naturel produisant moins de résidus nocifs pour l’atmosphère que la combustion du pétrole ou du charbon.

« Comme de nombreux pays n’ont pas d’énergie nucléaire, le gaz est de loin le [combustible] le plus avantageux en termes de prix et d’impact environnemental » souligne le PDG de Royal Dutch Shell.

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