France : des recherches pour de nouvelles techniques d’extraction du gaz de schiste

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Peut-on y voir un sérieux changement de cap ? Alors qu’on déclarait le débat clos, trois organismes publics français vont cependant lancer des recherches pour de nouvelles techniques d’extraction du gaz de schiste, autres que la controversée fracturation hydraulique.

Jeudi dernier, la commission des affaires économiques du Sénat a fait la demande auprès de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques d’engager des études pour des solutions alternatives à la fracturation hydraulique.

De son côté, l’Institut français du pétrole (IFP), organisme dirigé à la fois par l’Etat et par l'industrie, va également se pencher sur ce sujet. Le directeur des ressources de l’IFP, François Kalaydjian, a notamment expliqué qu’ils allaient « prendre contact avec les autorités britanniques pour comprendre comment ils abordent le sujet, [comment ils] commencent à explorer les gisements et vers quoi ils orientent leurs propres recherches ».

« La voie britannique est intéressante. Ils se sont interrogés et ont décidé de poursuivre leur exploration. On va essayer de comprendre leur démarche d’un point de vue scientifiques », a précisé M. Kalaydjian.

Le commissariat à l’énergie atomique (CEA) va aussi prendre part aux investigations. Par le biais de l’Alliance nationale de coordination de la recherche pour l’énergie (Ancre), le CEA porte aussi son intérêt sur les nouvelles formes d’énergie, autres que le nucléaire.

Le président de l’union française des industries pétrolières, Jean-Louis Schilansky, s’est montré enthousiaste à ces dispositions engageant de nouvelles recherches sur ce sujet : « Oui, ça bouge ! », « Nous avions dit que le débat n’était pas clos. La France n’a pas dit non au gaz de schiste. »

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