Gaz de schiste : se servir de l’expérience du gaz de Lacq ?

Lacq  gaz de Lacq  Rocard  Detroy

Arnaud Montebourg juge qu’une exploitation non polluante du gaz de schiste est possible, notamment via la fracturation au fluoropropane. Michel Rocard, ancien Premier ministre, avait déjà suggéré qu’il était possible de s’appuyer sur l’expérience réussie du gaz de Lacq.

Savoir-faire français

L’épisode du gaz de Lacq est passé à la postérité grâce à son succès. Dans les années 1950 et 1960, il a en effet fourni environ 50 % de la consommation française de gaz. A l’instar du gaz de schiste, son exploitation a représenté un défi technologique et écologique considérable. Situé à 3 000 mètres de profondeur, sous haute pression et haute température, le gaz de Lacq était également extrêmement toxique. Au point de pouvoir ronger l’acier des tuyaux de forage. Le point commun avec le gaz de schiste « c’est l’utilisation à l’époque d’un forage horizontal », explique Florent Detroy, journaliste spécialisé dans les matières premières, dans Atlantico.

Si le parallèle technique s’arrête là – la fracturation hydraulique n’ayant été mise au point qu’à partir des années 2000 – le fait est que l’exploitation du gaz de Lacq a été une première preuve du savoir-faire français en matière de production d’hydrocarbures, qui ne s’est depuis pas démenti. Un groupe comme Total exploite actuellement le gaz de schiste aux Etats-Unis ou encore, depuis peu, au Royaume-Uni. Et les industriels français travaillent naturellement sur la modernisation de leurs techniques, pour les rendre toujours plus vertes, en réduisant les quantités d’eau et de produits chimiques nécessaires à l’exploitation. « Le gaz de schiste est un problème pour la France, mais pas pour les groupes français », conclut Florent Detroy.

Réactions et commentaires
Mais bien sûr....Le fluoropropane naturel maintenant et non polluant...Et si vous etiez allé à Lacq,vous sauriez que c'est une catastrophe écologique et que leurs calculs de "tout va bien" ne valent que parce qu'ils ont augmenté les normes les plus basses et restrictives pour cette industrie de tueurs...Ca ne pollue pas moins ce sont eux qui ont remonté les côtes minimales....De vrais apprentis sorciers comme au moyen âge...Pareil....Ya pas crime contre l'humanité là ???
Thierry | Le 01 février 2014 à 11:24:51
Ce que je propose vu qu'il n'y a aucun risque ni sanitaire, ni écologique, c'es que ceux qui ont des bonnes idées comme celles du gaz de schiste ou de Lacq, des ides écologiques même à en croire ces messieurs, grands patrons politiques ou de maisons d'exploitations pétrolières, des gens pleins d'idéaux pour le bien de l'humanité... c'est de vive directement sur leur site d'exploitation et de ne consommer seulement l'eau qui sort du robinet. Alors, chiche? Arrêtez de nous prendre pour des cons, ça devient lourd!
lucille | Le 01 février 2014 à 13:42:49
Article court mais non dépourvu d'erreurs. Le gaz de Lacq (avec une proportion significative de H2S) n'était pas "également" extrêmement toxique, il était "infiniment" plus toxique que le gaz de schiste (méthane). La fracturation hydraulique n'a pas été inventé en "2000", on estime sa première utilisation à 1947.

Par contre, oui, Total et l'industrie pétrolière et para-pétrolière française (je pense notamment à Vallourec) ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui sans le gisement de Lacq.

Quant aux commentaires sur la "catastrophe écologique" de Lacq... on a pas dû visiter la même commune !

Nous consommons tous du gaz chaque jour. Préférons-nous mettre la tête dans le sable et laisser les autres pays produire pour nous (comme certains voisins européens nous laissent produire de l'électricité dans nos centrales nucléaires) ? Préférons-nous financer les pseudo-démocraties qui pour l'essentiel fournissent notre gaz aujourd'hui ?

Un peu de courage industriel, que diable !
halte-hypocrisie | Le 01 février 2014 à 14:23:40
@ Thierry
Je vous cite : "une industrie de tueurs"
Cette industrie de tueurs satisfait 80% des besoins énergétiques d'une population mondiale de près de 7 milliards d'habitant (charbon + huiles + gaz)... Un peu de modération (pour ne pas parler de respect) serait la bienvenue.
geoP | Le 01 février 2014 à 14:50:50
Et puis quoi ? Le nucléaire c'est plus propre ? On va réduire notre consommation d'énergie ? Avec quels moyens financiers et quels technologie ? Le pays à besoin de cash pour sortir la tête de l'eau et repenser l'avenir; il est nécessaire de relancer l'économie notamment par moins d'importation d'hydrocarbures sinon demain nos créanciers viendront se servir et nous laisserons les miettes !
Rico | Le 01 février 2014 à 15:20:59
Il y a beaucoup trop de personnes qui parlent de tout et de rien . grand dieu ! que l'on laisse faire les professionnels , ceux ci n'ont pas fait science-po ou l 'E N A. mais de vrais bonnes écoles d'ingénieurs , s'ils ne sont pas au devant de la seine ,c'est qu'eux travaillent et ne s'occupent des bla bla . au fait je suis allé lacq , et n'ai rien vu de catastrophique , bien au contraire un très joli paysage , et pas pollué.
LOUESSARD dit louberus | Le 01 février 2014 à 15:28:11
Peur en partie irrationnelle? ...Les Parisiens et autres habitants des grandes métropoles qui ont peur que l'exploitation des gaz de schistes ne pollue leur nappe phréatique m'étonnent. Savent-ils qu'ils boivent déjà tous les jours l'eau de la Seine .La Seine où se déversent tous les polluants inimaginables qu'ils soient chimiques biologiques,médicamenteux,pétroliers ou peut-être mêmes radioactifs.Le nombre des espèces polluantes injectées dans la Seine surpasse de très loin celui des polluants injectés au cours de l'hydroFracking.Les substances toxiques que transporte la Seine s'infiltrent dans le sol et migrent évidemment dans la nappe phréatique.Le fond de la Seine n'étant pas étanche...Alors est-ce que la Seine est plus ou moins dangereuse pour la nappe Phréatique que l'exploitation des gaz de schistes,ça reste à voir.En tout cas, nous sommes des millions à avoir bu l'eau de la Seine infiniment plus polluée sans en être mort.
Tabi Khati | Le 01 février 2014 à 16:20:45
Du courage industriel pour que le France sorte la tête de l'eau vous dîtes, il faudra plus que ça. Le gaz de schiste ne servira qu'à engraisser des industriels... mais jouer avec la pollution de l'eau ça nous risquons d'en voir la couleur contrairement au soit disant retombés économiques. Que l'on arrête de distribuer des aides à tout ceux qui veulent rien faire en France on se portera un peu mieux.
fred | Le 01 février 2014 à 16:37:02
Réponse au post de Fred juste avant: on balance toute sorte de polluants dans les fleuves qui s'infiltrent dans la nappe phréatique et en plus on boit l'eau des fleuves s après retraitement.Fred tu bois tous les jours sans le savoir,comme M. Jourdain faisait de la prose, de l'eau qui a contenu mille fois plus de polluants que ce qui est injecté dans les forages...Pourquoi pour être cohérent avec toi-même ne demandes-tu pas d'abord l'interdiction de la consommation de l'eau pompée dans les fleuves?
Tabi Khati | Le 01 février 2014 à 17:18:58
A vingt kilomtres avant Lacq, suite à une odeur putride, j'ai arrété ma voiture croyant à une surchauffe de mon moteur !!!
Ce n'est qu'en passant devant la pancarte d'entrée en agglomération que j'ai compris mon erreur!
ciampi | Le 01 février 2014 à 18:49:55
Le fluor du propane fluoré est pire que le soufre du gaz de Lacq en quantité telles qu'on ne savait pas quoi en faire !!
dedelreu | Le 03 mars 2014 à 16:33:23
Après moi le déluge. a partir du moment ou il y a du fric à faire, tout est permis ! Et toucher au confort d'une minorité de la population mondiale est inenvisageable, enfin !!!
Dumon | Le 28 mars 2014 à 08:14:45
Bonjour,
En gros si cela ne tue pas immediatement, le procede ou produit n'est pas toxique ! C'est clair, non ?
jmjsurfer | Le 11 avril 2014 à 10:33:00
Bonjour,

Je ne vois aucun problème à la pratique des gaz de schistes, si et je dis bien si, les différentes sociétés intervenant dans le processus d'extraction, ne mettent pas de côté leurs responsabilités, notamment si il y a a terme (et ce sera le cas), une pollution environnementale. Combien sont prêtes à mettre ces différentes sociétés pour dépolluer les nappes phréatiques, les cours d'eau, les sols et autres endroits ou elles seront intervenues ?
Est ce que ce goût est bien pris en compte en amont dans le prix du gaz de schiste ? Ce serait dommage que le prix du gaz, déjà élevé, ne fasse que croitre du fait de l'introduction du gaz de schiste dans la masse global du gaz qui nous est fournie.
Ce que je ressent à lire cet article, c'est qu'il n'y a pas d'étude. Que l'on fait tout à la vas vite et que les conséquence seront pour plus tard. Pour les générations futures, comme savent si bien faire nos gouvernants sous la pression des lobbies !
intelligence | Le 17 juillet 2014 à 14:50:13
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