Gaz de Schiste en France : d'où proviendrait la manne de 100 milliards d'euros?

Gaz de schiste  France

Le rapport commandé par Arnaud Montebourg en 2012 faisait état de possibilité d'une rentabilité impressionnante si la France faisait le choix de l'exploitation du gaz de schiste. 100 milliards seraient à la clé et plus de 220 000 créations d'emploi également. Mais dans quelles régions du pays les experts recommandaient-ils de procéder à des forages ?

Les conclusions du rapport qui vient de refaire surface il y a quelques jours à peine démontraient d'une part la possibilité d'exploiter du gaz de schiste en France via une alternative à la fracturation hydraulique et d'autre part le formidable levier de croissance que l'activité serait en passe de réaliser. Car les experts planchent sur une manne située entre 100 et presque 300 milliards d'euros sur une durée de 30 années. Avec 225 000 emplois à la clés, pour un pic de croissance de 1.7% par an.

De nombreux géologues et autres experts de la question des ressources en gaz non conventionnels et gaz conventionnels avaient alors créé une véritable carte de France retraçant les gisements potentiels. Une carte publiée alors par l'Institut Français du Pétrole.

Le Sud-est du pays en première ligne

La plus grosse quantité de gaz de schiste qui pourrait être extraite des sous-sols français se situe donc massivement dans le sud-est. L'Ardèche, la Drôme, le Gard font ainsi figure de candidats les plus sérieux à une exploitation à grande échelle. La région de France concentrerait à elle seule non moins de 170% de notre consommation en gaz de schiste sur une période de 30 ans. Une manne financière impressionnante située entre plus de 65 milliards et plus de 220 milliards d'euros selon les prévisions les plus optimistes pourrait en être retirée.

A ce titre, avant 2011 - date à laquelle la technique de la fracturation hydraulique a été officiellement interdite par le loi Jacob - plusieurs permis avaient été attribués à l'Américain Schuepbach et au Français Total. Et pour le seul permis accordé à l'époque à Total pour des exploitations proches des viles de Montélimar et de Montpellier, entre 20 et cinquante d'ans de consommation de gaz était à la clé pour le pays.

La France laissera-t-elle vacants ces gisements ?

C'est tout l'enjeu auquel se devront de répondre les responsables politiques actuels comme les prochains à venir. Car force est de constater que la France est assise sur une véritable mine d'or tant du point de vue de son indépendance énergétique ou du moins de sa capacité à absorber ses besoins nationaux que du point de vue du levier de croissance sans égal que le gaz de schiste est en passe de représenter.

Une sorte de filière d'excellence à la Française à placer sur le même plan que la filière nucléaire par exemple.

Et si le rapport fait bel et bien état de ressources plus que conséquentes, il fait également clairement mention du fait que la fracturation hydraulique pourrait être remplacée par une technique plus sobre au niveau environnemental avec l'injection de fluoropropane.

Reste à savoir à présent quels seront les prochaines décisions prises sur la question.

Réactions et commentaires
On ressort des chiffres de 2011 qui ne se basent que sur des estimations "à la louche" faites par l'AIE. La Pologne qui avait un potentiel évalué, selon les mêmes approximations, a dû diviser par 7 ou 8 ses réserves au point qu'après quelques forages exploratoires avec FH, Exxon, Total et Chevron ont jeté l'éponge devant le faible niveau de rentabilité.
Alors arrêtez de sortir des "révélations" fracassantes dont vous savez très bien qu'elles ne reposent sur rien de sérieux et laissez ces gaz et pétrole en terre pour le plus grand bien de tous les habitants du Sud-est et d'ailleurs et pour contenir si c'est encore possible un réchauffement climatique dans des proportions pas trop catastrophiques.
Nimes Anti Schiste | Le 20 avril 2015 à 18:24:22
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