Prospection en France

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Depuis longtemps, les entreprises gazières et les scientifiques spécialisés sur les questions de gaz de schiste savent que la France est l'un des pays les plus riches en gaz de schale. Ce trésor enfoui permettrait probablement à la France de regagner son indépendance énergétique, aujourd'hui dans le main des pays exportateurs de gaz naturels, comme la Russie, les Etats-Unis et de nombreux pays du Golfe.

En 2010, une compagnie pétrolière australienne, Elixir Petroleum Limited, annonce la découverte d'énormes gisements de gaz de schiste sous le sol de la Lorraine. En 2011, après les protestations des mouvements d'activistes écologistes et en pleine campagne électorale, les autorités gouvernementales françaises s'expriment en faveur de la fin des prospections et, a fortiori, de l'interdiction de l'exploitation des captation de gaz non conventionnels schisteux.

Après la publication d'un rapport d'expertise, de nouvelles études de terrain supplémentaires sont commandées avant une décision politique définitive.

En juin 2011, les parlementaires majoritairement à droite, et malgré l'avis contraire des écologistes et de l'opposition, votent un texte qui permet d'exploration et la recherche du gaz de schiste en France à la seule condition qu'il n'y ait jamais recours à la fracturation hydraulique.

Le 14 juillet 2011, la loi Christian Jacob sur la prospection et l'exploitation des gisements de gaz et d'huile de schiste est publiée au Journal Officiel : tous les permis dont les détenteurs utilisaient la fracturation hydraulique sont révoqués. Une grande partie des compagnies pétrolières prennent toutefois l'engagement de rechercher ces hydrocarbures grâce à d'autres techniques.