La commission bulgare qui évalue les risques de la fracturation hydraulique aura six mois de plus

Bulgarie  commission  environnement  gaz de schiste

En avril dernier, une commission spéciale avait été chargée par le gouvernement bulgare d’évaluer les risques, surtout environnementaux, liés à l’utilisation de la technique de fracturation hydraulique. Le terme de sa mission a été repoussé de six mois ce jeudi.

Le but de cette commission est de rendre un rapport afin d’évaluer la possibilité d’amender le moratoire voté en janvier par le gouvernement et interdisant la technique de fracturation hydraulique.


Selon un membre de la commission, cette dernière n’aurait pas utilisé d’argent jusqu’à présent mais elle demanderait de bénéficier d’un petit budget afin de se déplacer dans les pays où la fracturation hydraulique est utilisée à large échelle.

La commission aimerait confronter les données recueillies durant ces derniers mois de travail avec les données réelles sur place, notamment aux Etats-Unis et en Pologne.

Dian Chervenkondev, président de la commission, a en effet déclaré : « il y a une énorme quantité de données théoriques et beaucoup de documents, mais si l’on veut faire quelque chose de bien, il faudrait aller voir directement sur place. Si le parlement décide de ne pas nous allouer de budget nous irons là où nous sommes allés jusqu’à présent, à savoir nulle part. »

Au milieu du mois de juin le moratoire bulgare a été légèrement modifié par le gouvernement autorisant des forages plus profonds mais interdisant formellement et explicitement la technique de fracturation hydraulique.
 

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