Agence russe de l'Energie Atomique : le schiste ne menace pas l'atome

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Sergueï Kirienko, à la tête de l'Agence russe de l'Energie Atomique, ne considère pas que le gaz de schiste et donc le gaz à bas prix puissent constituer une menace pour l'énergie atomique sur le plan global.

Vers une cohabitation entre le schiste et l'atome

C'est lors du 17ème Forum économique international de Saint-Pétersbourg, qui se tient du 20 au 22 juin, que M. Kirienko s'est exprimé à ce sujet. Loin de partager l'avis des spécialistes et de faire de la question des fermetures de centrales nucléaires aux Etats-Unis un cas général, pour lui l'atome a encore de beaux jours devant lui.

Dans les sept années à venir, quelque 460 gigawatts de capacité de production électrique via des centrales nucléaires seront mis en service. De quoi rassurer les industriels du secteur.

La suppression des centrales atomiques n'est que localisée

Si les Etats-Unis sont en train de fermer certaines centrales nucléaires, devenues peu rentables, et d'abandonner des projets de construction, cela n'est qu'un effet local du prix bas du gaz outre-Atlantique pour Sergueï Kirienko.

De plus, l'instabilité des prix des hydrocarbures est palliée grâce à l'énergie nucléaire dont le coût est, au contraire, beaucoup moins sujets à des hausses et des baisses radicales. Grâce au nucléaire, estime M. Kirienko, ce sont les 60 prochaines années de prix d'hydrocarbures qui sont stabilisés.

Les pays importateurs de gaz n'abandonnent pas le nucléaire

Sergueï Kirienko et les autres participants du Forum tombent d'accord sur le fait que le nucléaire n'est pas abandonné par les gouvernements des principaux pays producteurs de gaz. Sur les 20 principaux pays producteurs, 15 ont un programme nucléaire important.

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