Le boom pétrolier américain devance l'OPEP dans la demande et la production croissantes

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L'augmentation de la production d'huile de schiste répondra à la demande mondiale dans les cinq années à venir. Ce développement devrait faire baisser les prix à l'échelle de l'économie mondiale, laissant peu de marge de manœuvre aux pays de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), informe la West energy agency.

L'Agence Internationale de l'Energie (AIE) analyse l'offre mondiale de pétrole à moyen terme et les tendances de la demande. « L'Amérique du Nord a déclenché un choc d'offres qui touche le monde entier », a déclaré mardi 14 mai Maria van der Hoeven, la directrice exécutive de l'AIE.

Le 14 mai, le coût du baril d'huile de schiste était de 103 dollars soit près de 80 euros, bien en dessous de son pic de 147 dollars (presque 115 euros) atteint en 2008.

L'Agence Internationale de l'Energie dit attendre une augmentation de 8 % de la production à l'échelle mondiale entre 2012 et 2018 pour atteindre 96,7 millions de barils par jour, un souhait basé sur l'estimation optimiste du Fonds Monétaire International (FMI) qui table sur +3 % à +4,5 % à l'année pour l'économie mondiale, durant cette période.

Cette augmentation de la demande sera le fruit des pays ne faisant pas partie de l'OPEP dont la production va encore augmenter de 10 % entre 2012 et 2018 pour atteindre près de 60 millions de barils par jour, a indiqué l'AIE . Cette estimation de la production des pays extérieurs à l'OPEP est  revue à la hausse pour l'année 2017 car elle prévoit alors une production de +1 million de barils par jour.

Les Etats-Unis vont devenir le plus grand producteur mondial de gaz de schiste devant la Russie, dès 2015, informe l'AIE.

L'OPEP a longtemps était considérée comme l'ultime recours pour répondre à la demande croissante en matière énergétique à l'échelle du monde, mais cela pourrait changer. La production globale de ses pays membres, correspondant à leur demande de brut, devrait osciller autour des 30 millions de barils par jour (son niveau actuel) sur les cinq prochaines années, selon son dernier rapport (2012). L'Agence Internationale de l'Energie a revu à la baisse son estimation puisque cela  représenterait une baisse de plus d'1,20 million de barils par jour.

L'excédent de la production des pays de l'OPEP augmentera de plus du quart pour atteindre 6,4 millions de barils par jour et représenter ainsi plus de 6,5 % de la demande mondiale.

L'adoption de la technologie américaine pour le schiste pourrait permettre à la Russie et à la Chine d'accroître leur production issue des réserves non-conventionnelles, mais d'autres projets pourraient être un frein.

« Plusieurs membres de l'OPEP font face à de nouveaux obstacles, notamment dans l'Afrique du Nord et l'Afrique subsaharienne. Les retombées régionales du « Printemps arabe » font des ravages sur les investissements et la croissance », a déclaré l'AIE.

« Les ajustements à la baisse dans l'ensemble de l'organisation [OPEP] sont en partie compensés par une croissance nettement plus forte que prévue en Arabie Saoudite, en raison des projets de développement récemment annoncés », a précisé l'agence.

La capacité durable de production de brut de l'Iran est susceptible de perdre d'1 million de barils par jour à près de 2,4 millions en 2018, son plus bas niveau depuis des décennies. Cette baisse de la production est liée à des sanctions occidentales, a enfin souligné l'organisme.

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