L’industrie chimique française résiste au gaz de schiste américain

Chimie  Solvay  Arkema  Schiste

Les motifs d’inquiétude étaient nombreux pour l’industrie chimique française avec les mauvaises performances de certaines entreprises et la concurrence américaine dopée par le gaz de schiste. La production française a néanmoins augmenté de 1,3 % en 2013 et devrait continuer de progresser en 2014.

Le gaz de schiste ternit le bilan français

Entre les difficultés de Kem One, les mauvais résultats des géants Solvay et Arkema, et la concurrence énergétique du gaz de schiste, tout était réuni pour que 2013 soit une année noire pour l’industrie chimique française. Pourtant, l’an dernier, le secteur a enregistré une progression de sa production de 1,3 % par rapport à 2012. Une tendance qui devrait se confirmer en 2014. Selon Philippe Goebel, président du syndicat professionnel des industriels de la chimie, la filière devrait « tirer profit » de l’amélioration de la conjoncture internationale et de la situation économique de la zone euro.

Plus précisément, la chimie des savons, parfums et détergents est celle qui a réalisé les performances, avec une hausse de 4,9 %. En revanche, la chimie du polyéthylène et du chlore souffre quant à elle de la concurrence étrangère en raison de sa forte consommation de gaz comme carburant et comme matière première. Du propre aveu de Philippe Goebel, le coût de l’énergie est « un sujet crucial », reconnaissant que les compagnies chimiques américaines bénéficient d’une énergie jusqu’à quatre fois moins chère qu’en France. De quoi assombrir l’avenir d’entreprises comme Solvay et Arkema.

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