L’Iref estime à plus de 40.000 les emplois que créerait l’exploitation du schiste en France

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L’Iref, l’Institut de recherches économiques et fiscales s’est interrogé sur l’impact que pourrait avoir l’exploitation du gaz de schiste sur l’emploi en France, et ce en comparant la France au Royaume-Uni et en utilisant deux méthodes de calcul.

L’Iref a pris en compte la différence qui existe entre la France et les Etats-Unis et, plus globalement, entre l’Europe et les Etats-Unis. Pour cette raison l’estimation de ce Think Tank européen se base sur une comparaison avec le Royaume-Uni qui est en train de se lancer dans l’exploitation de ses réserves de gaz de schiste.

Plusieurs facteurs font que l’impact sur l’emploi en France ne serait pas aussi important qu’aux Etats-Unis : la multiplication des forages sur le territoire français est difficile et l’acheminement de l’eau ne se ferait pas par camion comme aux USA. Néanmoins, plusieurs dizaines de milliers d’emplois pourraient être créés par l’exploitation du gaz de schiste en France.

Pour ce calcul, le Think Tank Iref a utilisé les deux méthodes de calcul utilisées pour estimer le nombre d’emplois que créerait l’exploitation du schiste au Royaume-Uni. La première se base sur le potentiel de production, la seconde sur le capital investi.

La France pourrait produire quelques 5.000 milliards de mètres cubes de gaz de schiste. La production française annuelle pourrait alors atteindre quelques 20 milliards de mètres cubes par an ce qui serait équivalent à 17,2 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) (12% de la production annuelle d’énergie en France, estimée à 168 TEP).

La filière de l’énergie emploi actuellement 500.000 personnes d’après les chiffres officiels du gouvernement ce qui permet à l’Iref d’estimer à environ 62.000 le nombre d’emplois créés par l’exploitation du gaz de schiste dans le secteur de l’énergie, sans compter ceux créés par l’exploitation de l’huile de schiste qui seraient toutefois 4 fois inférieurs (soit environ 15.000).

L’autre méthode de calcul employée par l’Iref est le rapport entre le capital investi dans la filière gaz de schiste aux Etats-Unis et le nombre d’emplois créés. Cette méthode reste une approximation puisqu’il est difficile d’estimer avec exactitude les investissements que feraient les sociétés en France pour faire démarrer l’exploitation. Toutefois, Total avait annoncé la volonté d’investir 2,300 milliards de dollars dans le développement de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels en France avant le vote du moratoire en juillet 2011.

Si l’on prend les 33 milliards de dollars investis en 2010 dans la filière gaz de schiste aux USA et l’on remarque que ces investissements ont entraîné la création de 600.000 emplois, par une simple règle de trois on pourrait estimer à 42.000 les emplois qui se créeraient en France d'après l'Iref.

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