Les fondamentaux du développement de l'huile de schiste enseignés par l'Estonie

Estonie  huile de schiste  Europe  U.S.A

Berceau de Skype et premier pays à voter en ligne, l'image de l'Estonie d'aujourd'hui est celle d'une pionnière en matière de technologie. Mais la plus grande réussite économique de ce petit pays est-européen pourrait être la manière dont il a appris à exploiter son huile de schiste.

À environ soixante mètres sous le sol du nord-est de l'Estonie, à quelques kilomètres de la frontière russe, les mineurs creusent des trous dans la roche avant de procéder à une série d'explosions qui libéreront une roche sédimentaire brune où se trouve l'huile. Cette huile est ensuite prélevée et est envoyée par les transporteurs vers les centres de broyage.

Après cette étape, le schiste sera brûlé pour créer de l'électricité ou transformé pour produire de l'huile de schiste, un combustible liquide.

En Estonie, état d'1,3 million d'habitants et l'un des plus dépendants au schiste, plus de 90 % des besoins en électricité sont satisfaits par l'huile de schiste.
Intéressée par les ressources énergétiques non conventionnelles qui abondent dans le globe, l'Estonie veut bâtir sa propre niche en perfectionnant la technique requise pour produire une énergie plus « propre » et élaborer des produits combustibles puissants tirés de l'huile de schiste.

À terme, l'Estonie désire exporter en Jordanie ou aux Etats-Unis.

L'huile de schiste est une roche contenant des matières organiques aussi connus sous le nom de « kérogène » qui, une fois chauffé, peut produire de l'huile liquide analogue au pétrole brut. Les formations de schiste explorées actuellement aux Etats-Unis sont complètement différentes. Elles contiennent du gaz naturel, du pétrole brut et d'autre hydrocarbures liquides que les foreurs font remonter à la surface et vendent sans autre forme de traitement.

L'industrie du schiste en Estonie emploie de façon direct environ 6.500 personnes, soit 1,1 % de la force de travail du pays. Cette activité représente 3 % de l'économie nationale selon le ministre des Affaires économique : « l'huile de schiste, c'est près de cent ans d'expérience en Estonie. Si vous connaissez quelque chose et qu'il y a un marché, vous essayez de le vendre », estime Tarmu Aas, membre interne à l'Esti Energia, un service public en charge de la quasi-totalité du schiste estonien et de la production d'électricité.

Face aux Etats-Unis, l'Estonie pourrait, elle aussi, faire valoir, sa place dans la course au schiste.

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