Poutine veut « suivre la question » gaz de schiste

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La Russie va-t-elle suivre les Etats-Unis et la Chine dans le boom du gaz de schiste ? On n'en sait encore rien. Mais si Gazprom ne croit pas en cette ressource, le président Vladimir Poutine ne lui tourne pas le dos.

La suprémacie de Gazprom est de plus en plus menacée par le gaz de schiste en Europe : les Etats-Unis devraient devenir exportateurs d'hydrocarbures dans quelques années et plusieurs pays de l'Est de l'Europe, comme la Pologne, entament des projets de prospection et extraction pour acquérir de l'indépendance du géant gazier russe.

Mais Gazprom semble tenir ses positions et continue d'affirmer que la compagnie ne croit pas en cette ressource et qu'elle ne lancera pas de projets de prospection ou d'extraction en Russie, et ce malgré les réserves qui sont disponibles.

Une position, ferme, qui ne fait pas l'unanimité même chez les plus hautes autorités russes. Hier, dans un programme télévisé, le président Vladimir Poutine, a déclaré que « les experts internationaux estiment que la Russie offre d'importantes perspectives en termes de gaz de schiste. (...) Il faut suivre la question ».

Cela n'implique toutefois pas que Gazprom se lancera dans la course au gaz de schiste. Les réserves conventionnelles russes ont encore de beaux jours devant elles et, comme le souligne le président Poutine, « nous ne savons déjà pas quoi faire de ce que nous avons ».

Pourtant, certains analystes qui remarquent que le géant tente de se tourner vers les marchés énergétiques en pleine croissance d'Asie du Sud-Est pensent que ces marchés seront rapidement pris par les Etats-Unis dans le cadre de leur nouveau statut d'exportateur de pétrole et gaz.

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