Moscou répond à la révolution du gaz de schiste par une division de Gazprom

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Le Kremlin répond à la « révolution du gaz de schiste ». La compagnie Gazprom sera peut-être divisée en deux sociétés s'occupant l'une de la production et l'autre du transport.

Gazprom perdant du poids sur les marchés à cause de la croissance de la production de gaz de schiste et la chute des prix qui en découle, la compagnie doit faire des concessions à l'Union Européenne en acceptant son troisième paquet énergie. Il y est mentionné que la production et le transport doivent être controlés par des compagnies distinctes.

Six mois après que le président Vladimir Poutine se soit positioné contre cette idée lors d'une conférence en Russie, plusieurs intervenants ont suggéré que le Kremlin révise sa position concernant le monopole du gaz.

On retrouve parmis eux la conseillère économique du président, Elvira Nabiullina, ainsi que Igor Sechin et Alexei Miller, respectivement présidents des conseils d'administration des sociétés Rosneft et Gazprom. Des représentants de producteurs de gaz indépendants font aussi partie des discussions.

Le président Poutine a déclaré ; « Nous avons exprimé à plusieurs occasions nos arguments contre le troisième paquet énergie adopté par l'Union Européenne, mais c'est la loi et nous la respecterons. Un certain nombre d'options sont considérées. »

L'option la plus débatue est celle qui diviserait Gazprom en deux compagnies, une de production et l'autre de transport. Néanmoins, aucune décision n'a été prise pour le moment. Des options alternatives sont discutées pour une implémentation en deux ou cinq ans.

Le Cabinet gouvernemental n'est pas encore impliqué dans les débats, mais les documents pour un possible transfert de certaines fonctions de Gazprom vers d'autres entreprises sont en cours de préparation.

Le 9 avril, le ministre de l'Energie a été reçu par le vice-premier ministre Arkady Dvorkovitch afin de discuter d'un transfert du réseau européen de gazoducs de Gazprom vers une compagnie indépendante. Ni Dvorkovitch ni le ministère n'ont confirmé cette possible restructuration.
En octobre 2012, Poutine a déclaré que Gazprom ne serait pas divisé en compagnies spécialisées dans un seul type d'opérations (production, transport et distribution) et qu'il ne cèderait pas sous la pression de l'Union Européenne.

Depuis l'élection de Poutine en 2000, lui et son entourage ont toujours été catégoriques à propos du maintien de la structure de Gazprom. D'après eux, l'intégrité de la compagnie est nécessaire pour représenter les intérêts russes sur le marché global de l'énergie.

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