Canada et extractions gazières : les Autochtones ne comptent pas se laisser faire

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Les chefs de Premières Nations sont bien décidés à ne pas laisser les industriels gaziers prendre le contrôle de la terre de leurs ancêtres. 

Les chefs de Premières Nations, peuple aborigène du Canada souhaitent calmer les tensions autour de l’extraction du gaz de schiste, sur la terre de leur ancêtre. Les fréquentes manifestations à ce sujet inquiètent les chefs des Premières Nations.

La tension monte entre les industriels, le gouvernement et les peuples autochtones.

Un ancien chef des Premières Nations affirme que si les trois partis n’arrivent pas à s’entendre sur l’extraction du gaz de schiste, les manifestations risquent de dégénérer d'avantages.

Susan Levi-Peters, qui était autrefois chef de la tribu Elsipogtog, explique que le nombre croissant de manifestants et la présence de la police qui est de plus en plus importante dans le comté de Kent est préoccupante. Mercredi prochain à l'Assemblée législative de Fredericton, elle présentera au premier ministre, David Alward, un plaidoyer pour lui demander de trouver un accord concernant les droits de chacun.

« J'ai été à ces protestations et ce dont j'ai peur, c'est qu’il y ait bientôt un accident si l’on ne fait rien», a déclaré Levi-Peters. "Et ce n'est que le début, la Royal Canadian Mounted Police (RCMP) est de plus en plus agressive. » s'exclame-t-elle

Vingt personnes ont déjà été arrêtées ce mois-ci lors de manifestations le long de l'autoroute 126 près d’Harcourt, où SWN Resources Canada mène des essais sismiques.

L’Avocat Kelly Lamrock, qui représente les chefs de Premières Nations au Nouveau-Brunswick, affirme que ce n’est pas la seule raison qui pousse les Aborigènes à calmer les tensions.

En effet, les chefs sont préoccupés par les conséquences de la fracturation hydraulique sur les terres de leurs ancêtres. Bien que la protection de l'environnement soit également une préoccupation majeure et avant de condamner l'industrie, les chefs veulent être pleinement informés des risques et les avantages de l’extraction du gaz de schiste.

L’ensemble des chefs des Premières Nations du Nouveau-Brunswick a déclaré qu’ils accepteront de coopérer seulement si le gouvernement et les industries se soucient de leur peuple et de l'environnement.

Les Chefs Autochtones veulent prendre part au projet gazier

Les chefs veulent prendre part au projet concernant l’extraction du gaz de schiste car c’est la terre de leurs ancêtres. « Nouveau-Brunswick possède des ressources estimées à 11,8 milliards de dollars, nous voulons avoir notre mot à dire à ce sujet » disent-ils.
«Nos communautés ont besoin de données économique concernant tous ces développements afin d’assurer l’avenir des enfants de nos enfants » ajoutent-t-ils.

Le chef des Premières Nations de St. Mary, à Fredericton, a réclamé à l’Assemblée un moratoire de quatre jours sur l'exploration de gaz de schiste afin que les peuples Autochtones réfléchisse à la question de l’extraction du gaz de schiste.

Suite à cela, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a expliqué qu’il consulterait les Premières Nations "avant de prendre une mesure ou décision pouvant avoir un effet négatif sur les droits ancestraux".

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