Projet de recherche sur les possibles liens entre fracturation hydraulique et séismes

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Les universités de Calgary et de l’Alberta au Canada ont engagé des travaux de recherche pour établir les possibles liens entre la technique de la fracturation hydraulique et les séismes.

Selon certaines personnes, la technique controversée pour l’extraction du pétrole et du gaz de schiste pourrait provoquer des séismes. Les équipes de deux universités canadiennes se penchent actuellement sur cette question.

Le professeur de géophysique, David Eaton, a exposé jeudi dernier le projet de recherche, qui d’échelonnera sur les trois prochaines années, pour une valeur 1,86 millions de dollars.

Des capteurs sonores, appelés géophones, vont être installés sous terre, à proximité des puits de forage, afin d’entendre ce qui se passe en profondeur quand on utilise la fracturation hydraulique. Cette installation permettra de suivre en temps réel les vibrations terrestres et de localiser l’origine des ondes sismiques.

« Nous souhaitons nous assurer que les fractures demeurent dans la zone cible, là où elles devraient rester, et aussi qu’il n’y a aucune inquiétude à l’effet que cela pourrait déclencher des secousses sismiques qui pourraient être plus puissantes que la magnitude considérée acceptable par la population », a expliqué M. Eaton.

L’investissement est partagé entre le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, et des partenaires de l’industrie tels que ConocoPhilipps, Cameco, Shell, Husky, Nexen et Encana. Le chercheur a précisé que la contribution financière provenant du secteur privé n’influencera en aucun cas les résultats de la recherche, mettant en avant l’importance fondamentale de « l’intégrité académique ».

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