Gaz de schiste : vers une fracturation plus propre

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Le débat fait rage entre les pro et les anti gaz de schiste. La faute principalement à la technique d’extraction de ce gaz, la fracturation hydraulique, vivement critiquée par les écologistes. Mais une nouvelle technologie, bien plus propre, pourrait bien mettre tout le monde d’accord.    

 

Du fracking à l’extraction exothermique

 

La fracturation hydraulique, ou “fracking” en anglais, consiste à pulvériser de l’eau en profondeur afin de briser les roches contenant le gaz pour le libérer et le récupérer. Néanmoins, l’ajout de produits chimiques, en vue d’améliorer le processus, a toujours été critiqué.

 

Mais la société Chimera Energy Corp pourrait bien avoir trouvé la solution : une fracturation sèche. En effet, cette nouvelle technique d’extraction exothermique non hydraulique n’utiliserait ni eau, ni solvant, ni acide, ni explosif.

 

Cette nouvelle technologie, d’abord développée en Chine, a ensuite été reprise au Texas. Imaginée initialement pour les régions arctiques où l’eau gèle lors de la fracturation hydraulique, cette technique est en passe de faire le tour du monde.

 

 

La fracturation pneumatique

 

N’utilisant que des composants inertes et non caustiques, aucun risque de toxicité n’est à prévoir avec cette nouvelle méthode. Comment cela est-il possible ? Grâce à une fracturation pneumatique au lieu d’une fracturation hydraulique.

 

Ce serait en effet des gaz chauds que l’on utiliserait pour perforer la roche à la place de liquide. En particulier l’hélium, qui a l’étonnante capacité de multiplier son volume par 700 lorsqu’il passe de l’état liquide à l’état gazeux !

 

L’hélium injecté sous sa forme liquide dans le puits se réchaufferait naturellement - et avec l’aide de réactions chimiques - et offrerait ainsi une grande force mécanique de fracturation. Le tout sans pénurie possible (l’hélium étant le second élément le plus répandu dans l’univers) et de façon très sûre d’un point du vue écologique, ce gaz étant l’un des moins solubles dans l’eau.

 

 

Vers une commercialisation proche ?

 

Cette nouvelle technique de fracturation pourrait constituer à elle seule une révolution. En effet, elle permettrait à certains pays réticents jusqu’à alors à l’exploitation du gaz de schiste en raison de son impact environnemental à changer de stratégie. En particulier en Europe.

 

Ainsi, Chimera Energy Corp voudrait distiller sa technologie dans le monde entier. La société prépare une commercialisation globale, et affirme que plus de 800 000 puits sur la planète pourraient en bénéficier dès maintenant.

 

Alors qu’au Mexique, cette technique, plus propre et moins chère, est déjà à l’essai, la France pourrait aussi décider d’y faire appel. De quoi mettre d’accord les écologistes et les grands groupes de gaz français, afin d’exploiter la richesse souterraine du pays.

 

 

 

source

 

Réactions et commentaires
Bizarre cet article!
Savez-vous que Chimera a fait faillite au cours de l'été 2014?
Savez-vous que la S.E.C. (le "gendarme" de la bourse américaine) poursuit cette entreprise pour fraude et allégation mensongère ? La technique décrite et soit disant déjà expérimentée n'a jamais existé ! Chimera n'était qu'une pompe à finances, et c'est la S.E.C. qui le dit, relayée par Bloomberg!
isa_jouarre | Le 30 janvier 2015 à 00:51:21
Ben quand un "soit disant journaliste" recycle un vieil article de 2012 ça fait souvent ça.... ;-) L'article n'est pas du tout, mais alors vraiment pas du tout d'actualité ! Y en a qui rêve encore de la fracturation "écologique" si cher à nos politiques..... Navrant !
Estelle | Le 30 janvier 2015 à 12:56:21
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