Gaz de schiste : vers une technique d’extraction moins polluante ?

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Une association malencontreuse entre gaz de schiste et fracturation hydraulique est trop souvent établie : si la méthode de fracturation hydraulique est polluante, le gaz de schiste en lui-même ne l’est pas. Le rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) met en avant ce fait et pourrait impulser la recherche d'autres techniques d’extraction si la France venait à s’ouvrir davantage sur la question.

Lors de sa première conférence de presse en ce mardi 13 novembre, François Hollande a affirmé « qu’il prendrait ses responsabilités » si d’autres techniques, plus respectueuses  envers l’environnement, venaient à être trouvées pour exploiter le gaz de schiste.

Le rapport de l’AIE,  publiée la veille, va en ce sens et laisse présager que de nouvelles méthodes d’extraction du gaz de schiste sont à l’étude et qu’elles pourraient effectivement être moins polluantes.

De nombreux axes de recherches ont ainsi été explorés en vue de parvenir à un bilan satisfaisant :

A commencer par une amélioration de  la fracturation hydraulique en utilisant moins d’eau et en réduisant la toxicité des adjuvants utilisés et envoyés en profondeur afin que les risques de pollution et de micro-séismes soient réduits.

Les industriels préconisent également de remplacer l’eau par d’autres composants tels que le pétrole liquéfié ou le gaz carbonique.

Enfin, d’autres chercheurs pensent à fissurer la roche-mère par procédés thermiques ou acoustiques plutôt que par injection d’un fluide sous pression.

S'il faudra des années aux experts pour vérifier ces alternatives, elles pourraient en revanche permettre d'infléchir le débat.

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