L’Ukraine compte sur le gaz de schiste

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En plein chaos depuis des semaines, l’Ukraine fait face à de nombreux enjeux, dont l’un des plus importants est celui de son approvisionnement en gaz, qui dépend à l’heure actuelle des ressources russes. A cet égard, le développement du gaz de schiste pourrait s’avérer un atout déterminant dans l’apaisement des tensions politiques et économiques.

42 trillions de mètres cubes disponibles

Après le renversement de Viktor Ianoukovitch et de son Gouvernement par la majorité pro-européenne ukrainienne, les tensions ont atteint un nouveau paroxysme aujourd’hui. Le ministre de l’Intérieur par intérim Arsen Avakov a en effet accusé la Russie d’invasion en raison de l’occupation des aéroports de Simferopol et Sébastopol en Crimée, région russophile ukrainienne. De fait, les délicates relations entre Kiev et Moscou sont une des raisons ayant conduit le président ukrainien à rejeter l’accord d’association avec l’Union européenne en novembre dernier. La dépendance de l’Ukraine envers le gaz russe particulièrement avait influé sur le choix de Viktor Ianoukovitch.

Par conséquent, aujourd’hui plus que jamais se pose la question du développement de la production ukrainienne de gaz de schiste. D’après l’agence américaine dédiée à l’information énergétique, le pays disposerait de 42 trillions de mètres cubes, soit les troisièmes réserves les plus importantes d’Europe, derrière la France et la Norvège. Pour réduire la dépendance énergétique et dégager des revenus cruciaux, l’Ukraine a d’ores et déjà signé deux accords avec Shell et Chevron, largement approuvés par les autorités et populations locales. En ligne de mire, une production industrielle à l’horizon 2017 et la fourniture d’environ 10 % des besoins ukrainiens en énergie. Une ambition jugée réaliste par les observateurs.

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