Le gaz de schiste à la base d’une nouvelle géopolitique du pétrole

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Un récent rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) explique que l’indépendance énergétique des Etats-Unis, acquise grâce à son exploitation de pétrole et de gaz de schiste, pourrait conduire à une rupture majeure dans l’organisation géopolitique du monde.

Ce rapport prévoit que les Etats-Unis deviendraient dans les prochaines décennies le premier producteur de pétrole du monde et une force industrielle presque autonome dans le secteur de l’énergie.

Si les Etats-Unis n’ont plus besoin d’importer de pétrole et peuvent même s’offrir le luxe d’en vendre au reste du monde, le rapport rappelle que l’Amérique, sans le besoin du pétrole du Moyen-Orient n’aura alors plus aucun intérêt à maintenir ses forces armées qui sécurisent à l’heure actuelle les routes maritimes ou qui aident les monarchies pétrolières.

L’or noir en provenance de cette partie du globe sera probablement encore nécessaire à la Chine et à l’Europe, mais il n’est pas du tout évident que la force armée la plus puissante du monde veuille continuer la sécurisation de ces terres et mers pour le seul bénéfice de rivaux.

De la même manière, il n’est pas certain que les Etats-Unis veuillent intervenir en faveur des pays européens si des troubles venaient à naître dans les pays arabes. La Russie et l’Algérie perdraient de leurs côtés un de leurs gros acheteurs de gaz, qui pourrait se désinvestir également de cette partie du monde, y compris militairement.

L’éditorialiste des échos, David Barroux, résume bien la situation pour l’Europe sur cette nouvelle géopolitique de l’énergie : « Si elle ne veut pas être l'otage de ce nouvel environnement, l'Europe doit mettre l'accent sur les économies d'énergie pour réduire sa dépendance à l'or noir et elle doit s'interroger sans tabou sur le nucléaire comme sur les gaz ou pétrole de schiste. »

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