Jean-Hugues de Lamaze : le gaz de schiste peut réduire la facture énergétique de 10 milliards d’euros

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Selon Jean-Hugues de Lamaze, gérant de fonds à Londres, la France a adopté une posture à la fois archaïque et paradoxale en fermant la porte à l’exploitation du gaz de schiste. Archaïque, car la France bloque également la recherche de techniques alternatives. Paradoxale, car le pays s’est engagé à réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique.

Réduire le montant de la facture énergétique

S’exprimant dans la Tribune, Jean-Hugues de Lamaze, gérant de fonds et spécialiste des questions énergétiques, tire à boulets rouges sur la politique française relative au gaz de schiste. Selon lui, la position du pays est archaïque et paradoxale. Outre le rejet de la fracturation hydraulique, qui peut se justifier d’un point de vue écologique, la France a de surcroît rejeté toute recherche de techniques alternatives potentiellement respectueuses de l’environnement. « Une position dogmatique », visant à « satisfaire le puissant courant écologiste » estime-t-il.

En outre, Jean-Hugues de Lamaze rappelle que la France se trouve dans une situation de forte dépendance énergétique vis-à-vis des ressources étrangères, le pays important à l’heure actuelle 98 % de son gaz. Et à cela s’ajoute la volonté du Gouvernement de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique. Objectif que ne pourront satisfaire les énergies renouvelables, dont la production demeure insuffisante et intermittente. Par conséquent, l’exploitation du gaz de schiste pourrait se révéler judicieuse pour la France. « On estime que le développement d’une telle filière allégerait le coût de nos approvisionnements énergétiques d’au moins 10 milliards d’euros par an et réduirait notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur », conclut Jean-Hugues de Lamaze.

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