Le gaz de schiste polonais pâtit d’un environnement fiscal pas assez favorable

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Contrairement au Royaume-Uni, la Pologne connaît des ratés concernant l’exploitation du gaz de schiste. Plusieurs grandes compagnies pétrolières se sont retirées, en raison d’un environnement réglementaire flou.

Jusqu’à 2 000 milliards de mètres cubes

Après Marathon Oil, Talisman Energy et Exxon Mobil, Eni, pétrolier italien, est la quatrième entreprise à renoncer à l’exploitation du gaz de schiste polonais. Sur les trois permis qui détenait la compagnie, deux ont expiré sans qu’Eni n’ait cherché à les prolonger, tandis que le dernier, qui court jusqu’en 2018 pourrait être cédé. Si Eni n’a pas souhaité commenter cette information, d’autres sources mettent en avant les conditions géologiques difficiles et l’environnement réglementaire flou pour expliquer ces défections.

Pourtant, la Pologne est considérée comme l’un des plus grands potentiels d’Europe par les experts, avec des réserves comprises entre 800 et 2 000 milliards de mètres cubes. « Les grands pétroliers révisent chaque jour leurs arbitrages sur la pertinence d’explorer telle ou telle zone géographique, en fonction de son attractivité non seulement technique, mais aussi fiscale et réglementaire », explique Jean-Louis Shilansky, président de la Fédération française des industries pétrolières.

De fait, si l’exploitation du gaz de schiste progresse rapidement c’est en grande partie grâce à l’environnement fiscal favorable mis en place par David Cameron. Compte tenu des investissements nécessaires à l’exploration et à la production, les incitations gouvernementales jouent nécessairement un rôle important. Par conséquent, les observateurs s’attendent à voir Varsovie s’aligner sur la stratégie de Londres.

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