L’interdépendance énergétique entre l’Occident et la Russie va perdurer

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Du point de vue énergétique comme industriel, les pays occidentaux, l’Europe en tête, demeurent aujourd’hui très dépendants des hydrocarbures russes. Dans le même temps, la Russie dépend à son tour de ces revenus étrangers, soutenant l’économie, et du savoir-faire en matière d’exploitation pétrolière et gazière.

Total veut exploiter le pétrole de schiste russe

L’image d’une Europe frémissante dès que le Kremlin montre les muscles n’est que partiellement vérifiée. De fait, le Vieux Continent, ainsi que les autres pays occidentaux, demeure dépendant des ressources russes et le moindre risque sur l’approvisionnement fait (sur)réagir les marchés. Mais il est également vrai que la dépendance russe vis-à-vis des importations étrangères est prégnante. Comme le rappelle le Monde, même durant l’austère période brejnévienne, l’URSS est restée un fournisseur stable.

La Russie exporte 5 des 10 millions de barils de pétrole produits chaque jour, ainsi qu’environ 100 milliards de mètres cubes de gaz par an. Il s’agit de loin la première source de revenus pour le pays. D’autant que les pays occidentaux ne se contentent pas d’acheter les hydrocarbures russes, mais contribueront également aux opérations de production, apportant savoir-faire et assistance technologique. A cet égard, une entreprise comme BP détient 19,75 % de Rosneft, tandis que ENI, Exxon ou encore Statoil ont également signé des accords en Arctique et dans la mer Noire. En France, il en va de même de Total, présent en Russie depuis 25 ans et qui entend investir massivement au cours des prochaines années, « dans le gaz et surtout le pétrole de schiste, dont les réserves sont potentiellement énormes », selon Yves-Louis Darricarrère, directeur de l’exploration-production du groupe.

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