Gaz de schiste : que dit vraiment le rapport Gallois ?

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Hier, aux alentours de midi, Louis Gallois, ex-président de l’EADS, remettait au gouvernement le « rapport Gallois » sur le sujet de la compétitivité des entreprises françaises. Parmi les 22 mesures préconisées, une a suscité une polémique : la réouverture du débat sur le gaz de schiste.

Le gouvernement s’est empressé d’éteindre le feu qui risquait d’éclater entre le Parti Socialiste et les Verts et a dès l’après-midi annoncé par communiqué qu’il ne reviendrait pas sur sa position interdisant la fracturation hydraulique en France, position affirmée très fort par François Hollande lors de la Conférence Environnementale de septembre 2012.

Mais que dit vraiment le rapport Gallois concernant le gaz de schiste ?

Le gaz de schiste est, dans ce rapport, intégré aux mesures pour maintenir un faible coût de l’énergie qui est « un atout pour l’industrie française ». Une mesure qui, d’après M. Gallois, a été comprise par l’Allemagne. Nos voisins s’emploient pour « maintenir le coût du KWh pour les « électro-intensifs » à un niveau égal à celui de la France ».

Pour maintenir ce coût faible, M. Gallois préconise diverses mesures : économie d’énergie, amélioration des rendements, développement des énergies renouvelables…

La production d’électricité via la technologie nucléaire est aussi un des grands atouts de la France et permet un coût de l’énergie qui est « un véritable avantage comparatif » malgré les coûts importants. L’ASN a, d’ailleurs, son rôle primordial à jouer, notamment dans l’appréciation de l’état des centrales et concernant ‘les mesures prises pour retarder leur vieillissement ».

Et le gaz de schiste dans tout ça ?

M. Gallois ne demande pas directement l’exploitation du gaz de schiste en France. Dans son rapport il demande que « la recherche sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste soit poursuivie ». En d’autres termes, pour que la technique de fracturation hydraulique puisse un jour ne plus poser de problèmes environnementaux, il faut que les industriels français et étrangers puissent voir dans la France un pays susceptible d’accepter l’exploitation du gaz de schiste un jour.

L’Allemagne a déjà lancé un débat sur le problème des techniques, débat ouvert par le ministre de l’écologie M. Altmaier en août dernier. Louis Gallois propose que la France lance en partenariat avec l’Allemagne et les autres pays européens un « programme » de recherche sur les techniques d’exploitation du gaz de schiste.

Pourquoi rouvrir le débat ?

Louis Gallois est clair là-dessus dans son rapport : au sein de la majorité des scénarii de transition énergétique, « la part du gaz augmente ou ne se réduit pas à moyen terme ». Pouvoir faire baisser le prix du gaz comme ont pu le faire les Etats-Unis est donc primordial.

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