Texas : le gaz de schiste relance l’industrie chimique

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L’exploitation du gaz et de l’huile de schiste redevient monnaie courante aux Etats-Unis.  

Au Texas, l’exploitation du gaz de schiste est devenue un moyen de subsister dans cette crise économique du XIX° siècle. Les projets industriels sont de plus en plus nombreux et risquent de toucher l’Europe incessamment sous peu.

Sur la côte du Golfe du Mexique au Texas on peut distinguer des cuves de gaz et d’huile de schiste qui s’étendent à perte de vue. Walter Hart, expert en énergie au cabinet d’études IHS s’étonne encore de ce retournement de situation. En effet, le cabinet d’études avait déjà imaginé construire des terminaux pour importer du gaz et de l’huile de schiste.

L’industrie chimique américaine se voit boostée par l’exploitation de ces deux matières premières bon marché modifiant le prix du gaz aux Etats-Unis à 3 et 4 dollars le million de BTU, contre 12 à 13 en Europe.
« Quand vous regardez les usines aux États-Unis et les usines en Europe, l’avantage compétitif des Américains saute aux yeux dans une industrie fortement consommatrice d’énergie comme la nôtre », observe Patrick Pouyanné, directeur général raffinage-chimie chez Total.

Le pétrolier français Total vient ainsi de créer 300 000 emplois en transformant le vapocraqueur qui se trouve à côté de la raffinerie de Port Arthur au Texas pour le rendre utilisable avec de l’éthane, un des composants du gaz de schiste. Celui-ci se substitue au naphta qui est un dérivé du pétrole, beaucoup plus cher. L’éthylène et le propylène ainsi sont ainsi bien meilleur marché.

L’industrie chimique américaine a déjà oublié la crise. Par exemple, LyondeBasell  qui était proche de la faillite en 2009 a très bien remonté la pente l’an dernier avec un bénéfice net de 2,8 milliards de dollars.

En plus de ce bénéfice record, une centaine de projets ont été annoncés dernièrement (plus de 53 milliards d’euros) et pas moins de 46 000 emplois directs seraient ainsi créés dans le secteur. Des partenariats ont également été établis entre des établissements de Houston et Exxon Mobil.

La diminution d’action des vapocraqueurs européens est une des conséquences de ce bon de l’industrie chimique.  Selon Chuck Carr, analyste d’IHS, cela pourraient ralentir la compétitivité entretenue par les vapocraqueurs, qui tournent déjà à 70%. Pour diminuer les conséquences de cette industrie qui tourne désormais à plein régime, il faudrait miser sur l’innovation technique afin d’augmenter les profits ainsi rester dans la course à l’industrie chimique de gaz et d’huile de schiste.

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