De nouvelles techniques d'extraction du gaz de schiste au banc d'essai

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Le récent rapport ressorti de terre par Le Figaro au sujet des alternatives à la technique de la fracturation hydraulique a permis de faire ressurgir la possibilité de mise en œuvre du stimulation au fluoropropane. Si cette technique semble bien résoudre le problème de l'impact négatif sur l'environnement, elle n'est pas la seule. D'autres sont même à l'essai ailleurs.

Rappelons tout d'abord que l'exploitation du gaz de schiste en France n'est pas interdite en soi, mais la technique de fracturation hydraulique l'est en revanche, et ce depuis la loi Jacob datant de 2011.

Etant donné que la technique est pour le moment la principale à être utilisée, l'exploitation du gaz de schiste dans le pays devenait de facto impossible. Seulement, le rapport commandé par Arnaud Montebourg alors Ministre du redressement productif faisait la part belle à la possibilité d'utiliser cette fois la technique dite de la stimulation par fluoropropane.

La technique de la fracturation au fluoropropane actuellement testée depuis 2013 par la compagnie eCorpStim vient en réponse à une première alternative à la fracturation hydraulique. En 2007 déjà, le gel de propane était utilisé comme technique de fracturation par la société canadienne GasFrac. Mais le caractère hautement inflammable du propane faisait courir de graves risques. Aussi, une forme fluorée et  non-inflammable du propane a été favorisée. Le fluoropropane donc. Il ne s'agit ainsi pas d'une nouvelle technique qui pourrait éventuellement être mise en œuvre à titre expérimental mais bien d'une alternative crédible déjà en place ailleurs qu'en France.

C'est au Texas où le fluoropropane est utilisé. Le gaz est injecté dans le sous-sol en complément de sable et de billes de céramique afin de pouvoir libérer le gaz de schiste. La quasi-totalité du gaz est par la suite récupéré à la surface.

D'autres techniques alternatives existent

Parmi les autres solutions offertes en remplacement de la fracturation hydraulique, le Texas teste depuis 2011 déjà l'utilisation d'un fluide mêlant des éléments gélifiants et autres composants tensioactifs, issus de l'industrie agroalimentaire. Le nom du fluide : le CleanStim.

Le groupe américain ARS Technologies semble même avoir résolu le problème de la fracturation hydraulique et chimique en mettant en place une fracturation mécanique. Une fracturation pneumatique en fait qui par effet de levier permet là encore de libérer le gaz de schiste contenu dans la roche.

Enfin, la société Schlumberger, toujours aux USA, veille à réduire l'utilisation de l'eau pour ces puits en sollicitant comme solution de remplacement un agent de soutènement accompagné de billes de céramique. Cela permet également de fissurer la roche et de laisser s'échapper le gaz de schiste.

Le rapport Montebourg considéré par beaucoup comme enterré par le Gouvernement a permis de relancer le débat sur le gaz de schiste et la manne financière que permettrait son exploitation mais également de faire la lumière sur les alternatives crédibles existantes à la fracturation hydraulique.

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