L'Australie, une concurrente potentielle aux États-Unis sur la scène énergétique

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L'Australie détiendrait plus de onze milliards de mètres cube de gaz non exploité mais le pays manque encore cruellement d'infrastructures permettant son exploration selon les dernières études.

D'autant plus qu'il est nécessaire de mettre en place une réglementation environnementale et d'abaisser les coûts avant l'exploitation pleine et entière de cette ressource.

En dépit de provisions substantielles, l'étude nous apprend que le gaz « ne sera pas bon marché » et qu'il émettrait légèrement plus de carbone que le gaz standard bien qu'en moins grande quantité que les centrales de charbon.

Selon le rapport, une infrastructure pour le gaz de schiste en Australie sera deux fois plus onéreuse qu'aux États-Unis où l'industrie est relativement mature. Elle requerra un prix élevé pour être profitable.

Les entreprises dépenseront environ 500 millions de dollars les deux prochaines années pour l'exploration du gaz de schiste. La société Santos travaille actuellement sur le puits de Queensland.

L'extraction de gaz de schiste est semblable à celle du filon de charbon : les deux procédés usent du méthane pour sa valeur énergétique. Le gaz de schiste implique toutefois un forage très en profondeur contrairement aux veines de charbon.

Face à l'impact que l'exploration et l'extraction du gaz de schiste pourraient avoir sur l'environnement, le rapport met en garde : « Un grand nombre d'impacts sont possibles, mais la probabilité de plusieurs d'entre eux ne se produisent est minime et même quand ils se produisent, autres que dans le cas d'impacts de biodiversité, il y a en général des étapes de rémédiation à prendre ».

Selon la même étude, l'Australie ne connaîtra pas le boom de gaz de schiste des États-Unis mais son industrie pourrait profiter d'un avantage : l'association de l'huile et du gaz.

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