La Pologne doit choisir : gaz de schiste ou nucléaire ?

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La Pologne, premier pays de l’union européenne à se lancer véritablement dans un programme d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels de son sous-sol doit faire face à un choix de taille pour son avenir énergétique.

Krzysztof Kilian, patron de Polska Grupa Energetyczna (PGE), grand groupe industriel dans le domaine de l’énergie qui s’est engagé dans les deux programmes, le schiste et le nucléaire, a déclaré que ces deux programmes énergétiques ne peuvent cohabiter.


« Ces deux programmes à la fois ne peuvent être couronnés de succès. L'un exclut l'autre. On ne peut avoir à la fois la circulation à droite et la circulation à gauche, sans graves conséquences ».

Proche du premier ministre de la Pologne, Donald Tusk, M. Kilian a soulevé le problème lors d’une conférence-débat entre experts de l’énergie qui se tenait à Varsovie. Le gouvernement, par le biais du ministre du trésor Mikolaj Budzanowki, a annoncé privilégier les hydrocarbures non conventionnels.

Actuellement la Pologne ne dispose pas de centrale nucléaire, est extrêmement dépendante de la Russie au niveau de l’approvisionnement de gaz et 90% de sa production d’électricité provient du charbon. Le programme nucléaire prévoit deux centrales nucléaires de 3.000 MW chacune, la première étant prévue pour une mise en service en 2024.

Mais sur le nucléaire aucune décision définitive n’a encore été prise et le ministre du Trésor estime que le débat sera clos fin 2014 voire 2015.

L’Etat a déjà prévu un investissement de 12 milliards d’euros d’ici 2020 pour l’exploitation du gaz de schiste dans le pays. Les réserves du sous-sol polonais sont estimées à 1.920 milliards de mètres cubes.

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