Le canton de Genève va-t-il renoncer au gaz de schiste ?

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Au-delà des Alpes la question du gaz de schiste intéresse le Canton de Genève. Si l'intérêt pour cette énergie est croissant, les élus semblent plus réticents et ont déposé une motion afin de demander la renonce définitive au gaz de schiste.

La motion, déposée par les Verts et largement acceptée par l'ensemble des élus du canton de Genève, montre l'inquiétude croissante concernant les effets de la technique de fracturaiton hydraulique par ailleurs largement utilisée aux Etats-Unis et dans l'ensemble des pays du monde qui se lancent dans l'exploitation du gaz de schiste.

Le texte demande formellement que le canton genevois s'oppose « par tous les moyens juridiques et politiques à sa disposition à toute exploration et exploitation de gaz et huiles de schiste sur le territoire du canton et aux environs de celui-ci ».

Deux projets sont actuellement concernés par une possible exploitation de gaz de schiste chez nos voisins suisses : un projet de forage sous le lac Léman de la société pétrolière Petrosvibri ainsi que le controversé permis de Gex, en France, qui suscite l'inquiétude au niveau des nappes phréatiques, celles-ci ne s'arrêtant pas aux frontières mais étant un bien commun.

Toutefois, l'impact de cette moption risque d'être très limité puisque qu'elle n'a pas de vlaeur obligataire. La session plenière du Grand Conseil, prévue pour jeudi et vendredi prochains, devrtait élucider la suite des événements.

Le Conseil d'Etat suisse devrait donc réagir après dce vote car un soutien étendu à tous les bords politiques ne peut passer inaperçu au niveau national.
Mais un autre problème a été soulevé par le député socialiste M. Roger Deneys : la question de la provenance du gaz importé par la Suisse. Selon lui, ce n'est pas cohérent d'acheter du gaz issu de la technique de fracturation hydraulique dans d'autres pays si le canton refuse « par tout moyen » le recours à cette technique.

Un problème de cohérence difficile à gérer car, comme le remarque Mme Dupon-Zamerini, il est impossible de définir la technique d'extraction utilisée pour le gaz importé d'un pays.

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