La Russie va exploiter ses immenses réserves de gaz de schiste

Russie  Sibérie  Exxon  Shell

Longtemps attentiste vis-à-vis du gaz de schiste, la Russie s’apprête à passer à la vitesse supérieure et se lancer dans l’exploitation de ses réserves, situées principalement en Sibérie occidentale. Jusqu’à 360 milliards de barils seraient disponibles.

La prochaine révolution énergétique

La Russie est de loin le pays disposant des réserves de gaz de schiste les plus importantes, avec les Etats-Unis. Les ressources disponibles pourraient en effet surpasser celles de l’Arabie Saoudite et être aussi importantes que celles se trouvant dans le Dakota du Nord. Et pour favoriser l’arrivée des principales compagnies pétrolières internationales et le démarrage des opérations de forage, Moscou a d’ores et déjà mis en place une législation favorable. De quoi révolutionner le paysage énergétique mondial estime Arjun Sreekumar, analyste chez Motley Fool. « Avec l’arrivée d’opérateurs de classe mondiale comme Exxon et Shell, apportant leurs compétences, équipements de pointe et savoir-faire, la Russie pourrait très bien connaître une révolution énergétique grâce au gaz de schiste au cours des prochaines années », a-t-il ainsi déclaré.

Si les conditions climatiques, proches de celles de l’Arctique, devront être domptées, les possibilités de succès d’extraction sont meilleures que n’importe où dans le monde, après les Etats-Unis. « Incontestablement, il s’agit d’une ressource que personne, dans l’industrie pétrolière ou gazière, ne devrait ignorer », a confirmé un investisseur au Washington Times. De plus, la Russie dispose des mêmes avantages que les Etats-Unis quand les premiers puits ont été construits dans ce pays, comme l’abondance des ressources hydrauliques disponibles, ou encore la présence de pipelines déjà existants. « La Russie a la technologie, l’infrastructure, l’eau et la détermination politique pour constituer la prochaine révolution du gaz de schiste, d’autant que les réserves se trouvent dans des régions peu peuplées », conclut Charles Kennedy, d’OilPrice.com.

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