Paolo Scaroni : la France a une position trop idéologique sur le gaz de schiste

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Dans un entretien donné aux Echos, Paolo Scaroni, patron de la compagnie pétrolière italienne ENI, revient sur les défis énergétiques européens et sur les positions divergentes concernant le gaz de schiste. Selon lui, pour faire face à ses problèmes de compétitivité, l’Europe ne peut faire l’économie de ce gaz non conventionnel.

« Les bons et les méchants »

Pour Paolo Scaroni, le constat est limpide : la politique énergétique européenne se trouve dans un très mauvais état. Les prix de l’énergie sont parmi les plus élevés du monde tandis que la sécurité de l’approvisionnement est en danger dans la mesure où de nombreuses usines ont fermé. La faute notamment à une dilution des pouvoirs au sein des institutions européennes, les responsabilités se partageant entre les commissaires à l’Environnement, à l’Industrie, la Politique extérieure et à la Concurrence.

Et pour le patron de l’ENI : aux grands maux, les grands remèdes. Il est indispensable de suivre l’exemple américain. « Voyons s’il y a des gisements, s’il est exploitable, compétitif, compatible avec l’environnement… Avant de dire non au gaz de schiste, il faut d’abord savoir de quoi on parle », martèle Paolo Scaroni. D’après lui, la position française est purement idéologique dans la mesure où le pays a exclu l’exploitation de cette ressource sans réellement avoir mené d’explorations.

Un jugement partagé par Aymeric de Villaret, spécialiste des économiques énergétiques, s’exprimant également dans les Echos. Ce dernier estime qu’en France, « à la lecture des prises de position des hommes politiques, on peut parfois avoir l’impression que devant la problématique de l’exploration du gaz de schiste, il y aurait les bons et les méchants ». 

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