Ukraine : l’accord avec Shell pour l’exploitation du gaz de schiste toujours sur les rails

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Alors que des suspicions de malversations de la part de Viktor Ianoukovitch ont été rendues publiques, Pavlo Sheremeta, ministre ukrainien des Affaires économiques, l’a assuré : l’accord avec le Néerlandais Shell pour l’exploitation du gaz de schiste est toujours d’actualité.

Difficile contexte géopolitique

Le gouvernement ukrainien par intérim a demandé mercredi qu’une enquête soit lancée au sujet du contrat gazier avec Shell. Il avait été ratifié en janvier 2013 entre Viktor Ianoukovitch, alors en poste, et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte pour un montant de l’ordre de 7,5 milliards d’euros. Aujourd’hui, M. Ianoukovitch est soupçonné de s’être approprié une partie de l’argent de l’accord. Du côté néerlandais également, les pouvoirs publics souhaitent qu’une investigation soit menée. « Cet ex-président a détourné des fonds à grande échelle », a ainsi martelé la Néerlandaise Ike Teuling, de Environment Defense.

L’accord a été ratifié par Shell, l’Etat ukrainien et la compagnie Nadra Yuziviska LLC, avec l’entreprise SPK Geoservice détenant 10 % des parts. Cette dernière est soupçonnée par les opposants de Viktor Ianoukovitch de servir de couverture pour détourner de l’argent. Néanmoins, Shell a tenu à préciser que le groupe entend respecter l’accord signé et qu’il escompte qu’il en sera de même de la part de l’Ukraine, « quel que soit le gouvernement au pouvoir ». « Nous prenons souvent des engagements de long terme dans des pays expérimentant des changements de gouvernements ». Les réserves ukrainiennes en gaz de schiste sont parmi les plus importantes d’Europe.

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