Une major thaïlandaise prend des participations dans le gaz de schiste US

Gaz de schiste

Tandis que certains observateurs annoncent la fin du gaz de schiste notamment aux Etats-Unis, le regain d'intérêt d'une major thaïlandaise vient prouver le contraire. De quoi redynamiser le secteur mondial.    

112 millions de dollars. Tel est le montant de la coquette somme que l'entreprise publique énergétique de Thaïlande Banpu vient de dépenser pour prendre près de 30% des parts dans l'un des plus gros gisements de gaz de schiste aux Etats-Unis. Le bassin de Marcellus en l'occurrence, dans l'état de Pennsylvanie. La compagnie Banpu, qui est par ailleurs essentiellement présente sur le créneau du charbon, se redéploye ainsi sur le gaz de schiste cette fois. La compagnie asiatique a ainsi saisit tout le potentiel du développement de la filière au niveau mondial, saisissant également que la demande en charbon allait être appelée à décroître. Un investissement qui permettra à la société de renforcer sa position stratégique sur un marché mondial clé.

Avec cette prise de participation, Banpu pourra bénéficier aux côtés de ses partenaires commerciaux d'une réserve potentielle totale équivalente à 156 milliards de pieds cubes de gaz avec un objectif d'extraction quotidien colossal de non moins de 21 million de pieds cubes. Un gaz qui est par ailleurs quasiment totalement destiné à la production d'énergie pour satisfaire la demande intérieure américaine.

L'intérêt d'une compagnie aussi importante que Banpu pour le gaz de schiste prouve le potentiel encore réalisable de cette énergie sur le moyen voire long terme. Alors que beaucoup prédisent la fin du filon du fait notamment d'un manque de rentabilité des puits causés entre autre par un baril faible, cette prise de participation récente vient démontrer au contraire que rien n'est perdu. Car même si Banpu opère par là un réajustement de sa stratégie de développement (le charbon étant sur le déclin),  investir autant sur le gaz de schiste US prouve au contraire que le gaz est une énergie d'avenir.  

L'enjeu pour les années sera de mettre en place des process d'extraction soucieux du respect de l'environnement. Car les opposants au gaz de schiste ne cessent de pointer du doigt les effets néfastes de l'activité sur l'environnement : gaspillage d'eau potable, séismes, épanchements de solutions chimiques dans les nappes phréatiques. A la profession à présent de démontrer qu'elle peut travailler "proprement". De nombreuses études sont à ce titre menées actuellement notamment pour réutiliser l'eau injectée et pour trouver une alternative efficace à la fracturation hydraulique qui est encore la tâche noire au tableau du secteur.  

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