Etats-Unis : opposition naissante contre la fracturation hydraulique

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La « révolution du gaz de schiste » aux Etats-Unis, avec son exploration et exploitation en plein développement, peut faire oublier qu’il existe aussi une opposition contre la pratique de la fracturation hydraulique. Retour sur l'interdiction votée le mois dernier à Longmont, dans le Colorado.

La méthode d’extraction par fracturation hydraulique est la seule aujourd’hui qui permet d’extraire le gaz de schiste, et consiste à injecter à très haute pression de l’eau, mélangée à des substances chimiques et du sable, pour fracturer des roches du sous-sol, afin de récupérer le gaz qui y était enfermé.

Ce type de forage est au centre de la polémique sur l’exploitation du gaz de schiste, en présentant divers risques environnementaux : pollution des nappes phréatique, activités sismiques, et pollution de l’air.

Le 6 novembre dernier, la ville de Longmont, dans l’état du Colorado, organisait un référendum pour que les 80 000 habitants de la ville se prononcent sur une proposition de texte pour l’interdiction de la fracturation hydraulique sur le territoire de la ville.

Les compagnies pétrolières et gazières n’avaient alors pas hésité à investir 500 000 dollars, soit près de 385 000 euros, pour une campagne publicitaire en faveur de la fracturation hydraulique. Mais tous les avantages de l’exploitation du gaz de schiste dans la région n’ont pas convaincu les habitants de la ville.

59 % des votants se sont prononcés contre la fracturation hydraulique et ont ainsi approuvé l’interdiction de cette méthode d’extraction sur le territoire de la commune de Longmont.

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