Guerre du gaz en Algérie

Algérie  manifestation  gaz de schiste

L’Algérie est en plein trouble concernant son avenir énergétique. Entre les manifestations qui se multiplient contre l’exploitation du gaz de schiste et le soutien du Parti des Travailleurs à l’exploitation, le pays est en plein tiraillement.  

 

Manifestation à In Sallah

 

Alors que les autorités alégeriennes ont annoncés depuis décembre dernier leur accord pour le début des premiers forages de gaz de schiste, la colère de certains habita nts du pays ne faiblit pas.

 

À In Sallah, région déjà productrice de gaz naturel, des centaines de personnes se relayaient ainsi depuis plus d’une semaine, bloquant tout accès aux sites d’exploitations. Les forces de l’ordre les ont finalement dispersés, sur fond d’affrontements relativement intenses.

 

La baisse du prix du pétrole, combinée à l’absence de projet écologique alternatif est la principale raison de la précipitation de l’Algérie sur le marché du gaz de schiste, alors que les créations de puits n’auraient dû avoir lieu qu’à partir de 2020.

 

 

Bouteflika gèle des forages

 

Face aux menaces des manifestants, et à l’ampleur que prend cette contestation dans tout le pays, le président Bouteflika lui-même vient d’ordonner l’arrêt des forages dans la région d’In Sallah.

 

Par peur que le mouvement prenne de l’ampleur. Car des soutiens anti-gaz de schiste s’élèvent dorénavant un peu partout dans le pays. Ainsi, des rassemblements ont commencé à avoir lieu ce mois-ci dans les plus grandes villes, dont Alger, en soutien aux régions concernées.

 

C’est un virage à 180° pour l’actuel dirigeant du pays, qui après avoir fait taire les opposants, leur donne maintenant raison, en suspendant ces travaux. Une décision qui privilégie la sécurité, mais contestée par un certain nombre de personnes, dont la chef du Parti des Travailleurs (PT).

 

 

Le Parti Travailleur réaffirme sa position pro-gaz

 

Louiza Hanoune, la secrétaire général du PT en Algérie, dénonce le blocage d’un projet grandement porteur pour l’économie du pays. Avec des réserves estimée à environ 25 000 milliards de mètres cubes, l’Algérie pourrait devenir la troisième puissance mondiale dans ce secteur.

 

Ainsi, la SG affirme que “l’exploitation du gaz de schiste est une question politique avant d’être technique”. Elle met également en avant la dissipation de ses doutes quant aux conditions d’exploitations, qui semblent bien correspondre aux normes demandées. Soulignant que Sonatrach utilise ces mêmes méthodes sans problèmes depuis les années 80.

 

Et de conclure en ajoutant que “bien que légitimes, les inquiétudes sont infondées”. Ce qui n’a pourtant pas empêché le président de jouer la carte de la sûreté, faisant ainsi dos à cette déclaration. Bouteflika contre le PT, manifestants contre pro-gaz de schiste… La guerre du gaz est loin d’être terminée chez nos voisins du Maghreb.

 

 

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