Les émissions de CO2 en hausse dans le monde

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Si l’adoption du gaz de schiste par les Etats-Unis a fait baisser leurs émissions de CO2 au niveau national, la non-généralisation de cette nouvelle forme d’énergie aurait conduit à une hausse des émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère selon une récente étude du Tyndall Center.

Le professeur Kevin Anderson a mis en avant ce paradoxe qui directement lié au boom du gaz de schiste aux Etats-Unis ainsi qu’à la consommation de charbon par les autres pays du monde.

Il est vrai que depuis 2005 les émissions de la filière énergétique des USA ont baissé de 8,6%, soit une moyenne de 1,4% par an grâce à l’adoption massive de gaz pour produire de l’électricité. Mais il semblerait que les émissions globales de CO2 aient augmenté.

La raison se trouve dans le fait que le gaz de schiste n’a pas été adopté par de nombreux pays qui continuent d’utiliser du charbon pour produire de l’électricité. Les exportations de charbon ont en effet augmenté en direction de l’Europe et de l’Asie.

Paradoxalement, le fait que le gaz et le charbon soient utilisés en même temps pour produire de l’électricité dans le monde a entraîné une hausse des émissions, l’adoption du gaz aux USA ne palliant pas l’augmentation de la consommation de charbon dans les autres pays.

Le gaz de schiste pourrait effectivement conduire à une baisse des émissions de CO2 dans l’atmosphère, mais seulement si d’un autre côté la consommation de charbon restait stable ou était réduite.

John Broderick, auteur principal de l’étude, a souligné que ce qui importe au niveau du climat est la quantité totale de CO2 relâché dans l’atmosphère et non la quantité relâchée au niveau simplement national.

Réactions et commentaires
L'étude en question ne me paraît pas très sérieuse. Si ça se trouve, l'étude a peut-être même été commandée par les industriels du gaz de schiste. Il faut savoir en effet que l'extraction des gaz de schiste entraîne des rejets (qui restent à quantifier mais qu'on suppose importants) de méthane, qui est un GES bien plus redoutable que le CO2.
L'impact sur le climat est probablement largement négatif.
JM Planchon | Le 14 novembre 2012 à 20:44:30
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