Algérie : le gaz de schiste au cœur des préoccupations de la protection de l'environnement

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Le pays a récemment vu se dérouler la première journée d'étude sur la protection de l'environnement dans le développement du gaz de schiste. L'Association Algérienne de l'Industrie du Gaz (AIG), organisatrice des rencontres, marque par là ses préoccupations quant à une exploitation du gaz de schiste respectueuse de l'environnement. 

Au début du mois d'Avril, l'AIG a ainsi organisé une journée d'études sur la protection de l'environnement qu'elle a développée pour le bénéficie des experts du secteur de l'énergie, de l'ensemble de la communauté universitaire ainsi que pour d'autres acteurs privés ou publics en relation avec le gaz de schiste. Une manière de signifier que le pays n'entend pas exploiter ses sous-sols sans mettre en place un certain nombre de bonne pratiques en la matière.

L'AIG s'est appuyée sur l'expertise d'homologues étrangers experts sur la question des sciences de la terre, de l'environnement et de l'énergie, en l'occurrence le bureau d'études du Canada Golder Associés.

De nombreuses conférences se sont tenues avec comme principal objectif de donner la possibilité aux participants d'avoir une visions claire sur les tenants et les aboutissants techniques et opérationnels d'une exploitation du gaz de schiste inscrite dans une volonté de préservation de l'environnement.

Des conférences faisant appel à des experts internationaux

Outre les spécialistes du Canada, d'autres acteurs étrangers ont également participé à ces rencontres, provenant de la Pologne, des Etats-Unis ou encore de l'Afrique du Sud. Ils ont tous présentés les bonnes pratiques mises en place à travers le globe quant à une exploitation du gaz de schiste respectueuse de son impact environnemental.

Les études de cas qui ont été mises en avant ont permis de faire remonter des exemples concrets et des applications pratiques de ce qui se fait de mieux en termes de réduction de l'empreinte sur l'environnement que génère le gaz de schiste.

Une journée fructueuse qui a donné la possibilité d'informer clairement l'audience présente sur les manières performantes de limiter la quantité d'eau consommée, de déployer des techniques alternatives à celle de la fracturation hydraulique et de bien saisir tout l'apport économique et énergétique de l'exploitation du gaz de schiste dans le pays.

Rachid Bessaoud, qui est membre du conseil de l'AIG mais également chercheur et expert en environnement, a tenu à affirmer que l'Association algérienne de l'Industrie du Gaz «ne peut ignorer le débat actuel sur le gaz de schiste qui suscite un engouement grandissant dans le pays, tout comme elle ne saurait éluder les controverses relatives aux impacts liés aux questions environnementales».

Avec ce round de conférences et de débats, le pays parviendra certainement à calmer les opposants les plus farouches à l'exploitation du gaz de schiste. Ou du moins à convaincre le reste de la population.

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