Recyclage de l’eau de la fracturation hydraulique : Veolia et Suez concourent en Australie

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Alors que l’Australie vient de revoir à la hausse ses estimations d’huile de schiste grâce à la découverte d’un gisement géant qui pourrait faire devenir le pays un pays exportateur de pétrole, les industries spécialisées dans le recyclage de l’eau issue de la fracturation hydraulique attendent les résultats d’un appel d’offres géant.

Suez Environnement et Veolia Environnement font partie des quatre entreprises de la « short list » pour ce contrat dont la valeur est estimée à plus d’un milliard d'euros. De quoi démontrer encore une fois que l’expérience et la technique françaises font encore concurrence aux géants américains comme General Electric qui est aussi encore dans la course.

A l’origine de cet appel d’offres nous trouvons la compagnie australienne Queensland Gas Company (QGC) filiale de BG Group (anciennement British Gas). L’entreprise retenue sera alors en charge du traitement de l’eau dans le cadre du projet « Queensland Curtis LNG », un projet dont la valeur serait proche des 20 milliards de dollars. Un projet ambitieux qui concerne une dépollution totale de l’eau utilisée par les techniques d’extraction d’hydrocarbures et, en particulier, la technique de fracturation hydraulique.

Pour obtenir cette dépollution complète, demandée par la législation de l’Etat du Queensland, QGC doit donc faire appel aux leaders dans le secteur du traitement d’eau et de l’environnement, ce qui explique que dans la « short list » on retrouve Veolia et Suez.

En novembre 2011, Antoine Frérot, PDG de Veolia Environnement, avait déjà déclaré que le marché du recyclage de l’eau issue de la technique de fracturation hydraulique était un des axes de développement et de croissance pour la société qui détient une technologie unique à la pointe de l’innovation. Avec l’explosion au niveau mondial de l’exploitation des réserves dites non conventionnelles, le marché ouvre de grandes et nouvelles opportunités aux acteurs du secteur.

Le marché n’est d’ailleurs pas encore « chiffrable » car les questions environnementales ne font pas l’unanimité et le traitement de l’eau usée n’est pas encore obligatoire dans tous les pays qui exploitent gaz et huile de schiste. Mais la pression des écologistes pourrait bien faire basculer les législations en faveur d’une meilleure protection de l’environnement.

Réactions et commentaires
Donc on développe des technologies de recyclage ou nettoyage de l'eau ; c'est un marché prometteur/
Et ailleurs on nous dit que l'eau n'est pas polluée.....
Comme dit pudiquement dans cet article "les questions environnementales ne font pas l’unanimité et le traitement de l’eau usée n’est pas encore obligatoire dans tous les pays qui exploitent gaz et huile de schiste" : on peut encore polluer en toute impunité (et affirmer le contraire)
ADO | Le 29 janvier 2013 à 22:12:28
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