Europe : divisée quant à l’extraction du gaz de schiste

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La question du gaz de schiste en Europe est d’actualité, puisque la plupart des pays qui en font partie sont favorable au « fracking », technique d’extraction du gaz de schiste. 

Les Etats-Unis ont estimé  que les réserves de gaz de schiste étaient 10% plus importante que 2011, avec 1014 mètres cubes.

Les cinq premiers pays qui détiennent les réserves les plus importantes sont la Chine, l'Argentine, Algérie, Etats-Unis et au Canada.

La plupart des réserves explorées dans ces pays ne causent pas de controverse parce qu'ils sont dans des zones très peu peuplées.

C'est une question différente en Europe.

Selon des études américaines, l’ensemble des ressources du continent européen- qui ne comprennent pas les dernières estimations britanniques – serait la septième ressource la plus grande au monde, si l’on ne compte pas les ressources de la Russie.

La fracturation hydraulique (« «fracking ») est actuellement interdite en France et au Pays-Bas. En effet, le gouvernement néerlandais avait fait une proposition au parlement pour permettre la fracturation hydraulique ce mois-ci, après la fête du travail  mais un des membres parlementaires a voté contre.
L'Allemagne aussi n’a pas encore approuvé le « fracking ». Bien que le gouvernement souhaite strictement réglementer l’extraction du gaz de schiste dans le pays, beaucoup de groupes opposants, sensibles à la pollution des eaux souterraines et à l’environnement refusent de voir aboutir le projet.

Le Danemark réputé pour avoir de plus grandes réserves que la norme européenne, a accordé deux licences de gaz de schiste à l’entreprise française Total SA. Mais la première exploration a été reportée à l'année prochaine et d'autres licences sont suspendues jusqu'à ce que les résultats des analyses de Total soient connus.

Les entreprises d’énergie sont contraintes, à la demande du gouvernement danois de s’ouvrir d’avantages aux énergies renouvelables.

La Pologne et l’Ukraine sont en revanche plus en phase avec le Royaume-Uni.
Toutefois, les Polonais se sont heurtées à des difficultés avec environ 10% des puits d'essai qui se sont percés. Un différend quant à la structure réglementaire et fiscale a aussi provoqué un exode des grandes entreprises. (Exxon Mobil, Talisman, Marathon Oil)

En Ukraine, Royal Dutch Shell, a signé à ce jour, le plus gros contrat pour explorer le gaz de schiste dans l'est du pays et Chevron a fait des progrès pour développer ses puits de forages champs dans l'ouest de l’Ukraine.

La Roumanie quant à elle a levé un moratoire sur la fracturation hydraulique. Le mois dernier, des milliers de personnes ont manifesté contre le fracking, mettant en péril l’avenir de l’extraction du gaz de schiste.

Le président de la Lituanie, Dalia Grybauskaite, est également en faveur de cette technique.

Bien que beaucoup de pays soient favorables à l’exploitation des ressources gazières de l’Europe, la Commission européenne espère élaborer un plan de gestion des risques du « fracking » l'année prochaine.

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