Ouvrir le débat sur le gaz de schiste, le crédo du CHNC

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Tout juste créé, le Centre Hydrocarbures Non Conventionnels n'entend pas jouer le rôle d'un lobbyiste mais plutôt celui d'un informateur objectif sur la question de l'exploitation du gaz de schiste en France. Son président, Jean-Louis Schilanski, a rassemblé autour de lui des grands noms de l'industrie ainsi que des scientifiques. Economie, technique et protection de l'environnement comptent parmi les grandes thématiques que le CHNC entend bien lancer dans la société française.   

Apporter des informations factuelles, appuyées par des arguments scientifiques précis et pointus, voilà le crédo du CHNC. Le Centre Hydrocarbures Non Conventionnels, avec à sa tête l'ancien président de l'Union française des Industries Pétrolières (UFIP) veut peser dans le débat actuel mais sans pour autant "faire le siège des élus" comme l'assure Jean-Louis Schilanski.

La volonté du centre est de faire en sorte que le débat soit apaisé, ouvert et objectif. Pour cela, de grands noms de l'industrie française tels que Arkema, Total ou encore Technip ont rejoint la structure. Mais également des spécialistes des questions environnementales. Car l'angle de l'économie et de la croissance ne peut être le seul à être pris en considération. Un véritable comité scientifique est à ce titre intégré au CHNC.

Et les interlocuteurs auxquels compte s'adresser le CHNC sont multiples : les élus politiques bien entendu mais également les médias et le public au sens large du terme. Car force est de constater que la question de l'exploitation du gaz de schiste est pour le moment loin d'être ouverte, le Président Hollande ayant clairement rejeté toute idée de futur lancement de l'activité dans le pays.

Faire avancer les mentalités sur la question

Jean-Louis Schilanski a face à lui un défi de taille à relever : rassurer les populations sur l'impact négatif de l'activité sur l'environnement et mettre en avant ses effets bénéfiques sur l'économie et sur l'indépendance énergétique qu'elle pourrait générer.

«Nous sommes partis d'un constat, à savoir que la production des gaz et pétrole de schiste est à l'origine aujourd'hui d'une véritable révolution énergétique [...] pour les pétroles de schiste par exemple, les livraisons s'élèvent aujourd'hui à près de 4 millions de barils par jour aux États-Unis, soit deux fois la consommation de la France.»

La volonté de faire bouger les lignes sur la question est pour le président du CHNC un acte d'information neutre et objectif. «Nous sommes d'abord un outil d'informations, qui veut relayer les échanges sur les hydrocarbures non conventionnels grâce à des faits précis»

Des discussions qui n'ont par ailleurs rien d'acte de pression sur les élus et représentants politiques français «Nous ne sommes pas un levier de lobbying. Nous n'avons aucunement l'intention de faire le siège du gouvernement ou des élus pour appuyer des thèses de manière militante.»

Et si le CHNC se sent à ce point investi d'une mission d'information, c'est en raison d'un constat clair et net de la situation dans le pays  «La France importe aujourd'hui la quasi-totalité de ses produits pétroliers, cela mérite réflexion. Finalement, nous ne sommes qu'au début de cette révolution énergétique. » 

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