Le Medef soutient l'exploitation du gaz de schiste

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La première séance de débat sur la transition énergétique ouverte à la presse doit se tenir aujourd'hui. A cette occasion, la présidente du Medef, Laurence Parisot a décidé de prendre position en faveur du gaz de schiste.

« Nous risquons de passer à côté d'une manne extraordinaire sous nos pieds.Il faut ouvrir le débat, regarder les risques, mais aussi les implications économiques », a-t-elle déclaré. Car rappelons que l'exploitation du gaz de schiste est interdite dans notre pays.

La présidente du mouvement patronal, encore en poste pour quelques mois, n'a pas oublié d'évoquer les 600.000 emplois créés aux Etats-Unis grâce au gaz de schiste, l'objectif étant de monter à 900.000 emplois en 2015. Un argument de poids à l'heure où le chômage explose en France.

Passer à côté de cette ressource serait donc « dramatique » selon Laurence Parisot. Le gaz de schiste serait un moyen de reindustrialiser la France et créer un choc de compétitivité. « Il faut trouver un modèle français » afin de profiter des ressources que contiendrait le sol français.

L'écologie n'est pas un argument valable contre l'exploitation du gaz de schiste. La présidente du Medef rappelle que sur les 20.000 puits forés aux Etats-Unis, « aucun désastre écologique n'a été relevé ».

Delphine Batho a répondu à cette prise de position sur ce débat qu'elle ne considère pas comme « tabou » (du moment que l'on diabolise la chose). D'après la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, le gaz de schiste n'est « pas la bonne logique et la bonne réponse aux difficultés économiques que nous connaissons ».


La question du mix énergétique à venir n'est pas sans importance. A cette heure, l'énergie représente en moyenne  14 % de la valeur ajoutée dans l'industrie et jusqu'à 61,7 % dans la chimie ou la plasturgie.

La chance qu'est le gaz de schiste n'est donc pas à laisser passer. Laurence Parisot a conclut : « Il y a 40 ans, le slogan, c’était en France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. Aujourd’hui, on n’a pas d’idées mais on a du gaz de schiste... »

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