Vers un débat objectif sur le gaz de schiste?

Ghislain de Marsily  Journées annuelles des hydrocarbures  fracturation hydraulique  séquestration du CO2

Selon Ghislain de Marsily, professeur émérite à l’université Pierre et Marie Curie, l’industrie des hydrocarbures pâtit d’une mauvaise information. Un effort pédagogique doit être fourni pour que se mette en place une meilleure compréhension globale des enjeux.

Pour un débat objectif sur le gaz de schiste en France

Le débat relatif aux hydrocarbures en général, et au gaz de schiste en particulier, est aujourd’hui presque exclusivement orienté autour des considérations écologiques. C’est le message de Ghislain de Marsily, membre de l’Académie de sciences présent aux Journées annuelles des hydrocarbures qui se sont tenues à Paris hier et aujourd’hui. Or les techniques d’extraction sont méconnues, tout comme les risques environnementaux ne sont pas toujours présentés de manière objective.

La solution pourrait venir de nos hommes d’Etat et de la mise en place d’un débat dépassionné sur le sujet du gaz de schiste. De cette manière, les avantages économiques et énergétiques seraient réellement mis en balance avec les données écologiques. A cet égard, le Pr. de Marsily a présenté la fracturation hydraulique comme une technique maîtrisée par les industriels du secteur et a milité pour le développement de la séquestration du CO2. La généralisation de cette technique permettrait en effet de limiter considérablement l’empreinte carbone des puits d’exploitation et s’intègrerait dans la lutte globale contre le réchauffement climatique.

Compétences et technologies sont disponibles pour exploiter le gaz de schiste de manière raisonnable. Mais un long travail reste à accomplir pour convaincre les responsables politiques et le grand public de cette réalité. Les entreprises pétrolières et gazières ont naturellement un rôle central à jouer en la matière.

Réactions et commentaires
Les techniques d'extraction seraient " méconnues " mais "maîtrisées" (sic). Elles sont pourtant connues et largement utilisées aux USA notamment, avec des dommages (pas seulement des "risques environnementaux") de mieux en mieux connus et étudiés objectivement , avec nombre de publications. La séquestration du CO2, qui serait effectivement une bonne chose, n'est pas une réponse pour l'extraction du gaz de schiste, dont les fuites dispersées et non contrôlées émettent du CH4.
Et pourquoi opposer l'économie et l'écologie ? Peut-on croire que les dommages écologiques, les catastrophes climatiques, n'auraient aucun coût économique ou humain ?
Nicolas Daures | Le 25 octobre 2013 à 16:20:35
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