Québec : le président de l’APGQ revient sur les propos de la ministre

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En clôture de la conférence annuelle de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), Lucien Bouchard, président de cette association, revient sur les propos tenus par Martine Ouellet, ministre des Ressources naturelles, au sujet de l’exploitation du gaz de schiste.

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, s’est adressée lundi aux membres de l’APGQ, pour rappeler les dangers possibles de l’exploitation du gaz de schiste sur le territoire :

« Je suis allée en Pennsylvanie, a-t-elle souligné. J'ai vu qu'avec les technologies disponibles actuellement, c'est une industrie à haut risque. Le gaz de schiste au Québec est en territoire habité où le tourisme et l'agriculture sont très importants. »

Martine Ouellet a également insisté sur la nécessité d’un dialogue constructif sur ce sujet délicat : « Le nouveau gouvernement veut faire de l’exploitation des ressources naturelles un succès collectif. Chacun a un rôle à jouer. […] L’industrie et les citoyens devront faire preuve d’ouverture. Mon rôle comme ministre des Ressources naturelles est de renforcer le dialogue », a-t-elle déclaré.

Le président de l’APGQ, Lucien Bouchard, a apprécié cette volonté de la part du gouvernement d’ouvrir le dialogue sur ce sujet controversé du gaz de schiste. « J’ai beaucoup aimé les propos, hier, que la ministre à tenus parce que c’était des propos de calibre ministériel : un appel à la rationalité, un appel au dialogue, un engagement de transparence, d’ouverture, et c’était tout à fait cohérent avec la position qui avait été définie par son chef de gouvernement, Mme Marois », a-t-il expliqué.

Lucien Bouchard a par ailleur plaidé clairement pour le gaz de schiste, en rappelant qu’une bonne partie du gaz naturel acheté par le Québec provient notamment de ce type d’exploitation : « on achète ailleurs du gaz de schiste. J’ai de la misère à comprendre pourquoi on en achète si c’est si mauvais que ça », a-t-il déclaré.

Il a aussi souligné qu’il trouvait curieux que le Québec se prive d’une telle richesse, alors qu’on l’importe des pays voisins, et d’ajouter : « si le Québec devait renoncer à développer son potentiel gazier, il ferait curieusement figure à part au sein de l’entourage continental. »

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