Sommet Européen sur l'Energie : le gaz de schiste doit faire partie du mix énergétique

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Lors du Sommet Européen sur l'Energie entamé le 22 mai et qui se tient actuellement à Bruxelles, les représentants des pays membres de l'Union Européenne semblent s'orienter vers une politique commune plutôt favorable au gaz de schiste en tant que part du mix énergétique.

Le premier ministre britannique David Cameron a été, hier, très clair sur ce point. Lors d'une interview il a déclaré : « aucune réglementation ne doit se mettre au travers [de la possibilité d'exploiter le gaz de schiste] ».

M. Cameron estime qu'avec des réserves européennes équivalentes à près de 75 % des réserves américaines, la question du gaz de schiste ne peut être ignorée. Aux Etats-Unis, près de 10.000 puits par ans sont forés, alors qu'en Europe on en fore qu'une centaine par an. Le résultat de cette réticence est qu'actuellement « en Europe nous payons le gaz deux fois le prix américain ».

Herman van Rompuy, président du Conseil Européen, estime pour sa part que ce sommet sur l'Energie est « le moment adéquat pour un débat stratégique concernant la politique énergétique européenne ». Il note en effet que « l'Europe sera bientôt le seul continent dépendant des importions énergétiques » depuis, notamment, le retournement de situation en Amérique du Nord et en Australie.

Les représentants présents au sommet de Bruxelles devraient, d'après leur propre volonté, débattre de la question énergétique plutôt « selon des critères de prix » et moins selon des critères « climatiques ». Toutefois, le climat n'en est pas oublié avec un nouveau cadre de travail pour 2030 accepté par l'ensemble des pays membres, selon Connie Hedegaard, Commissaire européen pour le Climat.

L'Europe devrait bientôt disposer d'une réglementation commune « à tous les pays qui exploiteront le gaz de schiste ». Van Rompuy estime que le gaz de schiste « peut faire partie du mix énergétique de certains pays européens », ouvrant ainsi la voie à la Pologne et le Royaume-Uni.

Toutefois, les spécialistes du secteur estime qu'il sera difficile de voir un « âge d'or » du gaz de schiste dans l'ensemble de l'Europe. Ce sera plutôt une question qui se réalisera pays par pays, selon les limites imposées par chaque gouvernement.

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