Le gouvernement prend ses distances avec le rapport Gallois

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Alors que les rumeurs sur le contenu du futur rapport Gallois se multiplient, notamment au sujet de l’exploitation du gaz de schiste, plusieurs membres du gouvernement sont intervenus ces derniers temps, comme pour bien préciser que les recommandations de rapport ne seront pas forcément suivies.

Le rapport de Louis Gallois, ancien PDG d’EADS, doit être remis le 5 novembre prochain et doit proposer différentes mesures pour l’amélioration de la compétitivité en France. Plusieurs rumeurs annoncent que ce rapport recommanderait l’abaissement de 30 milliards des charges patronales et salariales, ainsi qu’une exploitation des gaz de schiste sur le territoire.

Pour l’auteur de ce rapport, l’exploitation du gaz de schiste est incontournable, estimant que « la France a deux richesses phares, le nucléaire et les gaz de schiste ». On estime que l’exploitation de ces gaz dits non conventionnels permettrait à la France d’alléger sa balance commerciale de 5 milliards d’euros.

François Hollande s’est déjà exprimé à ce sujet en expliquant : « C’est un rapport qui engage son auteur, qui n’engage pas le gouvernement, pas le président de la République ». Les membres du gouvernement ont aussi pris leur distance ce weekend.

« Le rapport Gallois est un élément, et qui sera extrêmement sérieux […] mais ce n’est pas le sule point du vue qui compte », a expliqué Michel Sapin, ministre du travail. « Indépendamment du rapport, il y a un débat sur la possibilité d'un choc de compétitivité (...) un choc serait risqué pour la croissance et mauvais pour le pouvoir d'achat » a déclaré Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales. « Si vous pensez que la compétitivité, c'est l'allègement des charges, vous ne connaissez pas le débat », a pour sa part souligné Jean-Marc Ayrault.

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