Gaz de schiste : mythes et réalité selon David Buchan

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Le gaz de schiste n'est pas la panacée de l'énergie à bas prix et n'est pas non plus le signe avant-coureur d'une catastrophe environnementale. La vérité est quelque part, entre ces deux croyances affirme David Buchan, chercheur universitaire à l'Institut d'Oxford pour les recherches d'énergie.

Le gaz de schiste n'est pas la première énergie qui divise l'Europe : le nucléaire et dans une certaine mesure, le dioxyde de carbone (CCS pour carbon capture and storage) étaient, avant le schiste, un sujet de discorde.

Mais le désaccord vis-à-vis du gaz de schiste – et la technique de fracturation hydraulique- est intense entre ceux qui y voient une roue de sauvetage économique pour l'Europe et les autres, pour qui l'utilisation généralisée de cette technique pourrait mener à un Armageddon environnemental.

Le gaz de schiste divise en Europe

Cette dichotomie est accentuée par le débat actuel concernant le conflit perçu entre la compétitivité européenne et sa politique climatique unilatérale. Un débat qualifié en ces termes : « le gaz de schiste bon marché versus la cherté des énergies renouvelables ».

Les espoirs et les craintes en matière de gaz de schiste sont exagérés selon le chercheur universitaire David Buchan. Les partisans les plus ardents du gaz de schiste considère cette énergie fossile comme une carte « sortie de prison » envoyée du ciel pour le Vieux Continent dans le sens où il s'attaque tout aussi bien à la compétitivité, à la réduction des émissions et la sécurité des ressources.

Mais en Europe, on s'attend à ce que le gaz de schiste soit aussi cher à extraire qu'aux États-Unis car, comparativement à la première puissance mondiale, le gaz de schiste gît dans des couches plus profondes, il y a donc de fortes chances pour que ses régulations soient plus rigoureuses et ses services  moins compétitifs et plus oligopolistiques (un petit nombre d'entreprises a le monopole d'une marchandise ou d'un service).

En définitive, si le gaz de schiste européen n'est pas aussi bon marché qu'aux États-Unis, les effets ne seront pas les mêmes. Auquel cas, le continent ne sera pas plus indépendant et n'augmentera pas sa sécurité énergétique.

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