Delphine Batho confirme le rejet de permis d’exploration du schiste dans le Vaucluse

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La ministre de l’Ecologie Delphine Batho vient de confirmer la ligne du gouvernement concernant la fracturation hydraulique, interdite en France, dans une lettre adressée à Claude Haut, président du Conseil général du Vaucluse.

Mme Batho confirme dans cette lettre le rejet de deux permis d’exploration, à savoir « Montélimar Extension » et « Gréoux-les-Bains » tandis que deux autres sont maintenus mais seront refusés si la technique utilisée est la fracturation hydraulique.

Dans la lettre adressée à M. Haut, la ministre est sans appel concernant les hydrocarbures non conventionnels :

« les deux demandes de permis exclusifs de recherches concernant des hydrocarbures non conventionnels situées sur le territoire du Vaucluse, dites « Extension Montélimar » (…) et de « Gréoux-les-Bains » (…) ont ainsi été rejetées au terme de leur instruction administrative. Toute demande de permis d’exploration ou d’exploitation actuellement en cours d’instruction par les services de l’Etat, telles les demandes dites de « Calavon (ex-Cargas) » (Tethys Oil France AB) et d’ « Auzon » (Total E&P France) sera rejetée si elle concerne, même sans le mentionner explicitement, l’utilisation de la fracturation hydraulique et les gaz et huiles de schiste. »

Une position qui n’est pas étonnante puisque la technique de fracturation hydraulique est interdite en France depuis juillet 2011. Elle est la seule technique actuellement utilisée pour extraire le gaz et l’huile de schiste.

Le département du Vaucluse s’était exprimé défavorablement sur ces permis et sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste sur le territoire. Cette lettre et cette confirmation vont donc dans le sens des élus et des associations contraires aux gaz de schiste.

Fabrice Verdier, récemment nommé à la tête du groupe d’études de l’Assemblée sur le sujet et député de la 4ème circonscription du Gard ne s’est pas dit étonné de la décision de la ministre :

« La décision de la ministre n’est pas une surprise. Delphine Batho est contre cette fracture hydraulique et cette position est conforme aux engagements de François Hollande. J’en suis donc satisfait mais pas étonné : je n’en attendais pas moins de la ministre, cette exploitation ayant un caractère polluant, nuisant à l’environnement, à la préservation de l’eau et à la santé. »

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